Toutes ces tentatives , plus ou moins heu
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reases, plus ou moins adrcdtes , dans Fart de graver des coins à Fimitation de ceux des anciens, ont élé suivies d'autres travaux.de la même, nature, dans lesquels on s'est successivement rapproché du style et de la manière des graveurs de l'antiquité. Dans le siècledemier, les falsifications frappées étaient devenues très trompeuses ; on peut citer parmi leurs auteurs les nommés Weber de Florence , et Galli de Rome. Mais, depuis, quelques fabricateurs ont été plus loin encore. Il faut indiquer ici le nommé Becker, habitant les bords du Rhin, qui, au reste ^ a publié lui-même des catalogues de ses coins; Ce graveur, et quelques autres, ont acquis une très grande habileté dans ce genre d'imitation. Ils ont réussi également bien pour les pièces Romailies, et, ce qui était plus difficile,pour les Grecques. Le goût des médailles antiques s'étant fort répandu , les voyageurs qui parcourent les contrées baignées par la Méditerranée les ayant recherchées, le prix s'en est élevé, les habitans de ces contrées en ont fait un commerce avantageux, et les faussaires ont redoublé d'efforts pour atteindre à plus de perfection. Ils n'ont que trop bien réussi. Ces fabrications ont été continuées non-seulement en Italie et dans les. contrées où elles avaient précédemment lieu, mais aussi dans le Levant. Quelques artistes habitant en Grèce s'y sont livrés et ont produit des imitations d'pnegrande vérité. On doit citer entre autres un ncnnmé Caprara de Smyme ^ établi depuis à Scyros. Les considérations générales, qui ont été exposées, au commencernent de ce Chapitf^ , «s' appliquent entièrement .à ce
qui concerne le genre de fabrication au moyen de coins modernes, puisque cette méthode est la: seiule qui soit maintenant employée avec apparence de succès, attendu la perspicacité acquise par les connaisseurs, et l'habileté des faussaires.
391. Ceux-ci ne se bornent pas au talent d'imitation qu'ils savent, employer dans la gravure des coins; ils mettent le plus grand discernement dans le choix des pièces au'ils copient ou qu'ils imitent, dans la préparation des métaux, dans la disposition des flans, dans l'exécution de la frappe, dans l'imitation des accidens qu'elle entraînait^ comme les fentes des pièces et autres défauts de fabrication. Ce sont sur-toutles piècesd'or et d'argent que ces habiles faussaires imitent. Le^ pièces qu'ils fabriquent ne sont que trop semblables à celles qui sont véritablement antiques ; elles trompent souvent des connaisseurs éclairés , et des collections formées et dirigées avec beaucoup de soins , de coniiaissances et d'habileté, ne sont pas exemptes d'en avoir reçu quelques-unes. Nous renvoyons de nouveau aux notions générales exposées au commencement de ce Chapitre sur ce sujet.
392. Le talent de reconnaître ce genre de fausseté s'acquiert avec d'autant plus de difficulté qu'il n'y a dans les pièces de cette espèce aucun indice matériel de leur fabrication récente, puisqu'elles sont en général en or et en argent, et conséquemment sans patine. Ce n'est que par le sentiment de l'art , le goût du style , l'appréciation du travail , que l'on peut se former une opinion juste. Dans ces sortes
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de pièces t les légendes, les ehiffres, les monogrammes, q^i sont d'un si grand secours dans les autres genres de falsification ou dans ceux pratiqués jadis par le même moyen , ne se trouvent pas plus utiles que les autres parties, tant ces habiles faussaires savent imiter les divers styles des légendes. L'effet général des pièces sur-tout doit être examiné. Cette habileté, cet artde reconnaître la faussieté de pièces aussi bien imitées , ne s'acquièrent que par une longue habi* tude et par les moyens généraux qui ont été déjà in» diqués dans ce Chapitre.
595» Pièces fausses mçidèes sur des pièces de coin moderne. Ces pièces sont celles que l'on fabrique, au moyen du moulage , sur des pièces de coin moderne, comme nous l'ayons vti à l'article des pièces fausses moulées sur des pièces antiques (585). Ce genre de falsification n'est pas commun, puisque ceux qui pratiquent ces moulages doivent préférer les pièces antiques à de fausses pièces de coin moderne, quelque belles que soient ces dernières. Cependant il a été quelquefois employé. Les' détaib de ce travail sont les mêmes que ceux qui ont été décrits à l'article des pièces fausses moulées sur des pièces antiques. Il «en est aussi de même des moyens de reconnaître la fausseté de ces pièces. Nous renvoyons à cet article çur tous ces points.
594* Tels sont les principates considérations qui doivent être exposées sur les monnaies et médailles antiques fausses, dans un ouvrage de la nature de celui-cL Un travail qui serait .plus- étendu permettrait d'entrer dans une foule à'autree éclaircisàemens
HISTOIRE DB LA NUMISMATIQUE. lï^g
sur cette matière; mais, tous les points importans viennent d'être indiqués; ceux qui se livrent à l'étude de la Numismatique ' acquerront successive^ ment, sur cette importante branche de notre science, les connaissances , le coup*d'œil et l'habitude nécessaires pour juger ces roonumens et se préserver des perfides produits de l'habileté des faussaires.
S95. Quelques collecteurs réunissent des suiti» de pièces fausses. C'est un excellent moyen d'acquérir l'habitude de reconnaître ces pièces , et l'examen de ces sortes de séries est très-utile à ceux qui veulent arriver à des connaissances e^iactes sur ce point important.