HISTOIRE DE LA NUMISMATIQUE
dans auctm cabinet , et qui portent des caractères de fausseté. Cet auteur a été cependant jusqu'à nos jours en grande estime, il a été constamment cité, et les écrivains numismatistes ont pris soin de le ré^. futer. J. Eckhel lui a consacré un article défaille dans la courte Bibliothèque numismatique qu'il a donnée dans son ouvrage (*j.
Après Goltzius vinrent Seb. Erizzo , j4nt. Au^^ gustin, évêque de Lérida, Le Pois, PanùtQf J. Scaliger^ et quelques autres. I^s ouvrages de Numismatique de cçs autisurs, comme toutes les productions savantes de ce^te époque , sont d'une érudition trop fastueuse, manquent dé méthode, et n'ont pas pour but une direction utile dans le résultat des re^ cherches. Les systèmes de classification étaientà peine entrevus et les monnaies vraiment antiques se trouvent confondues dans ces ouvrages avec des pièces évidemment controuvées.
En 1C64 ^ Ezéchiel Spanheim , homme d'un vaste savoir, né en 1619, fit paraître son ouvrage, intitulé : Dissertationes de praestantia et usu Numismatum antiquorum. Ce livre, dès qu'il parut, jouit d'une grande réputation , et fut souvent réimprimé. La seconde édition fiit donnée en 1671 par D. Elzevir; la meilleure est celle de 1706. Cet ouvrage, fruit d'une grande érudition , a la plupart des inconvéniens de toutes les productions de cette époque. Il ne remplirait maintenant aucune des conditions que l'on demande aux livres de cette nature.
(') Doctrina numorum veterum.
aSa ELÉMIENS, GHAPiTftE XVI.
Charles Patin , Pierre Seguin , Jacques Oiselius , suivirent les traces de leurs devanciers ; les collections se multipliaient, et Ton commença à en publier de^ catalogues raisonnes.
Jean Foi-VaiUanty né en 1 63a , vint bientôt donner en même temps une direction plus utile à la science numismatique , et enrichir la France d'un grand nombre de médailles antiques qu^il alla recueillir en Afrique et en Asie. De i66à à 1706, il mit au jour plusieurs ouvrages aussi remarquables, pour cette époque, par le nombre des pièces qu'il sut recueillir, que par Tordre dans lequel il les présenta et par la saine critique dont ces livres sont remplis.
André Morell publia , -en 1 683 , la première édition de son Spécimen uniuersae rei nummariae. On y remarque quelques idées justes sur la nécessité de classer les monnaies antiques dans un ordre plus utile et plus instructif qu'on ne le faisait à cette époque. Toutefois, bien des erreurs se trouvent encore dans cet écrivain.
^ FjO célèbre Jean Hardouin^ jésuite, né en 1646, homme qui réunissait une grande érudition à beaucoup d'opinions extraordinaires et fausses, développa, dans ses ouvrages de Numismatique, dont le premier parut en 1684? la même singularité et le même pyrrhonisme que l'on trouve dans ses autres productions , et qui lui attirèrent tant d'adversaires.
Depuis 1641 jusqu'à la fin du dix-septième siècle, Francesco Angeloni j Laurent Beger, Paolo Pedrusiy et plusieurs autres , publièrent le fruit de leurs re-
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cherches, ou des catalogues raisonnes de diverses collections.
C'est. au commencement du dix-huitième siède que Vaillant, dont nous avons déjà parlé, donna ses ouvrages sur les Impériale^Grecques., sur les rois d'£gypte, sur les monnaies des familles Romaines, et l'on peut juger, par la seule indication de ces H-vres, quelle impulsion cet auteur fécond imprimait alors à la science.
En 1715, parut la première édition de la Science des Médailles , du P. Louis Jobert. Ce livre a joui d'une grande réputation; on Ta traduit eh plusieurs langues , et il a été plusieurs fois réimprimé; il contenait cependant une foule d'erreurs. L'édition de 1739 fut commentée par Bimardde la Basile.
£n 1718, jinsetme Ban^/uri, bénédictin, donna sou ouvrage sur les médailles Impériales-Romaines, et celui qui porte pour titre, Bibliotheca nummaria.
En 17 19 et 17Î10, Nicolas-François Haym publia son Tesoro Briiannico ; dans le même temps, Th. 1Sig. Bayery Mahudel^ et quelques autres , donnèrent diverses recherches numismatiques. L'ouvrage de Paruta sur la Sicile, qui avait paru pour la première fois en 1612, fut donné de nouveau,en 1725, par Sig. Havercamp. Ce dernier a publié ou enrichi de savans commentaires nombre d'autres ouvrages de Numismatique. '
En 1730, Ch. Sig. Liçbe mit au jour son livre intitulé, Goiha numaria^ en 1735, Jean^Jacques Gessner, son Recueil de médailles Gi*ecques et