‹ Manuel de pathologie et de clinique chirurgicales v.2, 1958Chapitre 157 sur 188 · AFFEGTIUXS DE LA RÉTINE. J^M · texte numérisé non relu

AFFEGTIUXS DE LA RÉTINE. J^M

autre affection de rœil. Elle est aiguë ou chronique ; la choroïdite chro • nique précède généralement la choroïdite aiguë.

Au début de cette affection, on observe» une injection des vaisseaux de la conjonctive oculaire principalement au niveau des muscles droits : ceux-ci ne tardent pas à devenir variqueux et à former de petites tumeurs sous-conjonctivales ; la cornée est entourée d'un cercle bleuâtre; la douleur, d'abord légère, va en augmentant; la vue se trouble, la pupille est rétrécie, l'iris est peu mobile. Bientôt la sclérotique présente, dans les points qui ne sont pas recouverts par les muscles de l'œil, de petites plaques bleuâtres formées par les vaisseaux de la choroïde qui ont usé la sclérotique et apparaissent par transparence. Cet état est désigné sous le nom de cirsophlhaîmie. L'iris est déformé, déplacé; la vue est presque abolie : quelquefois, la maladie dont la marche est très lente prend un caractère d'acuité très intense; ir y a de la photophobie, du larmoiement, des douleurs atroces accompagnées de visions fantastiques.

Traitement, — Au début, les saignées, les purgatifs, les onctions avec l'onguent napolitain seront conseillés : on pourra espérer, à l'aide d'un traitement énergique, faire disparaître les tumeurs variqueuses lorsqu'elles sont peu volumineuses ; mais quand la cirsophthalmie est considérable, quand les douleurs sont très vives et qu'elles ne peuvent être calmées par les narcotiques, on est contraint de pratiquer l'excision partielle du globe de l'œil. Cette opération donne quelquefois lieu à une hémorrhagie dont il est facile d'ailleurs de se rendre maître.

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