‹ Manuel de pathologie et de clinique chirurgicales v.2, 1958Chapitre 159 sur 188 · I. RÉTINITE · texte numérisé non relu

I. RÉTINITE

L'inflammation isolée de la rétine est une affection rare, mais elle est assez souvent consécutive à une inflammation d'autres parties con-

gtO PATHOLOGIE CimimGlCALt.

tliraantds deToeil. On distingue deux espèces de rétinite ; l*li aiguë, 2" la réiinite chronique,

i* BétMte aiguë, — Elle reconnatt pour causes rinflammation fiolente des membranes de l'œil , les travaux exécutés sur des lAjéà éelairés par une lumière vive.

Symptomatologie, ^ Au début les malades éprouvent un sentîment de tension dans le globe de l'œil, puis surviennent de la photopbobie, du larmoiement ; la vue est plus ou moins troublée ; les mabdei éprouvent dans le globe de l'œil une douleur extrêmement vive, qd provoque un appareil de symptômes qui pourraient faire croire ï dsi accidents du côté du cerveau ; les malades, même lorsque la vue eit devenue impossible, éprouvent des hallucinations du côté de l'appardl de la vision ; ils voient des éclairs, des traits de feu, etc. En même temps, le fond de l'œil perd son brillant, l'iris change de couleur. Il pupille se rétrécit, la cornée est terne, la conjonctive rosée, du pm s'épanche quelquefois dans la chambre antérieure ; celui-ei repousse la cornée en avant, quelquefois même l'accumulation de k ffistiéra l^nileote est assex considérable pour faire éclata' la sclérotique et Tttil se vide.

Traitement, — Ântiphlogistiques très énergiques, ftictionS aveen mélange d'onguent napolitain et d'extrait de belladone, calomel adod- Aistré jusqu'à salivation.

2* Rétinite chronique, — On décrit deux espèces de rétinite chronique: l'une désignée sous le nom de kopiopie, d'eiffàiblissèment iâ la vuf, est décrite par M. Desmarres sous celui de congestion de larélme; l'antre est la rétinite chronique proprement dUe.

a. Kêpiopie, — Après la lecture ou après avoir regardé des oljsts de petite dimension ou fortement éclairés, les personnes dont la vas •st bonne d'ailleurs, et qui d'abord apercevaient parfeitemenk lesdtvets, éprouvent un sentiment de gène de l'œil, la vue se trouble» les images se confondent, il survient de la céphalalgie. Pendant ce temps, la papille se resserre, perd une partie de sa mobilité, et le pourtour de la sclérotique est légèrement injecté. Ces accidents disparaissent btenUK pour reparaître dès que les mêmes causes se reproduisent ; cependant eertains individus conservent du trouble de la vision ; cet état est akrs désigné BOUS le nom à*amblyopie congettwe.

Traitement. — On éloignera les causes qui ont pu produire la mala^ie, des purgatifs seront également conseillés ; il faudra être sobre d'émissions sanguines qui peuvent néanmoins, quand la congestion est considérable, rendre quelques services.

b. Rétinite chronique proprement dite. — Elle reconnaît les mêmes causes que la kopiopie, elle succède en outre à la rétinite aiguë et àU présence d'un corps étranger implanté dans les membranes de l'œil

Symptomatologie. — La vue est moins nette, les malades ne peuvent supporter une lumière vîve et recherchent l'obscurité ; ils voient souvent des traînées lumineuses sous l'influence d'une secousse légère, d'vn mouvement brusque ; la pupille est resserrée, moins régulière qii'i l'état normale, peu mobile ; avec le temps, la vue se trouble da* vantage, les malades aperçoivent des mouches noires, fixes, la rétine se couvre de taches concaves, opalines, jaunâtres ; à cette période, la maladie eonstilue une variété d'amaarose.

DraUemwt. — On se conduira comme dans la kopiopie ; de plus on pourra appliquer sur le front des compresses imbibées de décoction de iMlladone et de jusquiame, et faire autour de l'orbite des onctions avec on mélange d'onguent napolitain et d'extrait de belladone.

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