‹ Manuel de pathologie et de clinique chirurgicales v.2, 1958Chapitre 165 sur 188 · II. Contusions et plaies · texte numérisé non relu

II. Contusions et plaies

Protégé par la cavité orbitaire, l'œil est rarement contus ; cependant lorsque l'agent vulnérant frappe le globe de l'œil directement en avant , il peut en résulter une contusion violente qui détermine l'ébranlement e.t la paralysie de la rétine, un épanchement sanguin, l'inflammation violente du globe de l'œil, l'opacité du cristallin. Ces lésions nécessitent un traitement en rapport avec la nature des désordres (voy. Amaurose^ Cataraclef etc.). Lorsque la contusion est légère et bornée aux parties extérieures de l'œil , s'il ne survient aucune complication grave, des applications résolutives suffisent dans la plupart des cas.

Les plates du globe de l'œil sont graves, surtout par les complications qui les accompagnent : ainsi une simple piqûre peut amener l'opacité du cristallin et de sa capsule ; la paralysie totale ou partielle de la rétine; la piqûre de l'iris, celle d'un des vaisseaux de l'œil, peuvent produire un épanchement.

Les plaies par instrument tranchant déterminent les mômes désordres , mais ouvrant en outre un passage aux humeurs de l'œil, cet organe se vide, et la vue est perdue sans ressources. Ce phénomène se remarque surtout lorsque l'œil est soumis à une pression plus ou moins forte.

Quand la plaie est bornée à la coque oculaire, soit à la sclérotique, soit à la cornée , si ces tissus n'ont pas été traversés, la plaie n'est d'aucune gravité ; si toute l'épaisseur de ces membranes avait été coupée, la plaie serait plus grave; cependant on peut obtenir la réunion par première intention : dans le cas contraire, on doit craindre la hernie dr l'iris, l'évacuation par la plaie de l'humeur vitrée, du cristallin.

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