‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 196 sur 292 · Morel-Lavallée. Th. de Paris · texte numérisé non relu

Morel-Lavallée. Th. de Paris

MALADIES DE L’APPAREIL CIRCULATOIRE

étendues à la paroi thoracique ; ces signes sont : le retrait des espaces intercostaux pendant la systole cardiaque (Williams), la dépression systolique du creux épigastrique, le dédoublement des bruits du cœur.

Souvent la fibre musculaire cardiaque tombe en dégénérescence, elle devient moins résistante et, les fausses membranes aidant, il en résulte une dilatation des ventricules et une insuffisance consécutive des valvules1. La série des accidents cardiaques, les congestions et les œdèmes, l'asphyxie, l’asystolie et la mort subite, en sont la conséquence®.

§ 3. HYDROPÉRICARDE, HYDRO-PNEUMOPÉRICARDE.

L ’ hydropéricarde est Yhydropisie du péricarde ; il n’est pas le résultat d’un processus inflammatoire, comme la péricardite : c’est un épisode survenant dans le cours d’autres maladies. L’hydropéricarde est dû, soit à des causes mécaniques qui gênent la circulation des vaisseaux cardiaques, soit à des causes dyscrasiques et aux états cachectiques qui modifient la composition du sang. Les signes de l’hydropéricarde et la plupart de ses symptômes, moins la fièvre, sont ceux de la péricardite avec épanchement.

L’ hydro-pneumopéricarde est la présence simultanée de gaz et de liquide dans le péricarde. Ici, comme dans la pleurésie, on s’est demandé si un liquide purulent peut, par la décomposition de ses éléments, produire des gaz : le fait n’est plus admis. Les causes habituelles de l’hydropneumopéricarde sont le traumatisme, la communication du péricarde avec un abcès du foie (Graves), avec l’œsophage (Chambers), avec une caverne pulmonaire

1. Ces accidents secondaires porter non seulement sur le ventricule droit et la vavulve tricuspide, mais encore sur le ventricule gauche et la valvule mitrale fjaccoud).

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