‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 287 sur 292 · Godart. Th. de Paris · texte numérisé non relu

Godart. Th. de Paris

2. Rauzier. Montpellier, 1890. — Pélrowitch. Atiévrysmes diffus thoraciques. Th. de Paris, 1890.

MALADIES DE L'APPAREIL CIRCULATOIRE

ment que l’exagération des symptômes qu’avait fait naîlre préalablement la compression d’un tronc veineux, œdème, cyanose, circulation collatérale, tendance au coma. A l’auscultation on peut percevoir un bruit de souffle continu avec redoublement au moment de la systole cardiaque.

Reste à faire enfin le diagnostic entre l’anévrysme de l’aorte et l’anévrysme du tronc brachio-céphalique. Dans ce dernier cas les signes distinctifs sont les suivants : saillie de la clavicule droite; voussure et matité de la région claviculaire droite; battements et souffles localisés à cette région; compression veineuse droite, stase jugulaire à droite, douleurs cervicales et trachéales plus intenses du côté droit.

Traitement. — Le traitement de l’anévrysme de l’aorte est général et local. On recommande avec raison l’usage de l’iodure de potassium à haute dose et longtemps continué. Les frictions mercurielles et l’iodure de potassium doivent être largement administrés si l’on soupçonne que l’anévrysme a une origine syphilitique1 2 ; on arrive parfois à calmer les symptômes douloureux et dyspnéiques, mais on n’obtient pas la guérison. Le traitement local de la poche anévrysmale par l’électro-puncture4 a donné de bons résultats; ce moyen, encore à l’étude, me parait jouir d’une véritable efficacité3

1. Verdie. Anévrysme d’origine syphilitique. Th. de Paris, 1884.

2. Dnjardin-Beaumetz et Proust. Trait, des anêvr. aort. par l’êlectro-puncture (Assoc. franç. pourl’av. des sciences. Paris, 1878).

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