Chaillou. Tubage du larynx, clc. Th. de Paris
2. Variot et Bayeux. L’écouvillonnage du larynx dans le croup mem-
braneux à l’aide du tube d’O’Dwyer modifié. Société médicale des hôpi-
taux. Séance du 3 juiLlet 1896.
5. L. Martin. Le tubage du larynx, indications, technique, etc. Hevue d'obstétrique et de pædiatrie, janvier 1896.
MALADIES DU LARYNX
Description. — Trousseau a donné de cette maladie une description si saisissante et si complète, qu’on ne saurait mieux faire que de la citer tout entière1. Un enfant, entre l’âge de deux à cinq ans, est pris tout à coup, au milieu delà nuit, vers onze heures, minuit, une heure, d’un accès d’oppression. 11 se réveille en sursaut dans une agitation fébrile considérable; sa toux est rauque, très fréquente, mais forte et bruyante; sa respiration est entrecoupée, haletante, accompagnée pendant l’inspiration d’un bruit aigu, d’un sifflement laryngien strident. Sa voix, modifiée dans son timbre, éteinte dans le moment des accès, est rauque, enrouée dans l’intervalle; mais, et c’est là un fait capital, elle nest jamais éteinte comme dans le vrai croup. L’oppression, l’anxiété, sont quelquefois excessives, le visage est congestionné, les yeux expriment une profonde terreur. Cependant, après une demi-heure, une heure, deux ou trois heu. es de cette épouvantable crise, l’accès a cessé; l’enfant se calme, le sommeil revient, le pouls est moins fréquent; la peau se couvre d’une légère moileur; puis le malade se réveille, la toux est toujours croupale, mais elle est plus humide. Au jour, elle est encore plus catarrhale; la respiration est moins sifflante et la voix a presque repris son timbre habituel. Assez ordinairement les accidents se répètent plusieurs nuits de suite et toujours en perdant de leur violence, tandis que les journées sont bonnes, le malade ayant à peine un peu de fièvre et de malaise, et gardant une toux grasse et beaucoup moins rauque. En interrogeant les parents, on apprend que l’enfant s’est couché bien portant et qu’il s’est endormi d’un sommeil tranquille. Quelquefois on apprend, au contraire, qu’il souffrait un peu depuis quelques jours, qu’il avait pris froid, mais qu’il avait gardé sa gaieté et son entrain accoutumés. Enfin, si l’on examine la gorge, quelque soin qu’on apporte à cet examen, on ne constate pas la
i. Clinique médicale de l'IIôlel-Dieu, t. 1, p. 552, 2* édition.
MALADIES DE L 'APPAREIL RESPIRATOIRE
présence de fausses membranes, on ne rencontre pas de gonflement ganglionnaire. C’est de cette façon, c’est avec cette brusquerie, c’est par ces phénomènes plus alarmants en apparence que ceux du croup à son début, que se déclare le plus généralement le faux croup ou laryngite striduleuse. Cette maladie se termine parla guérison, les cas de mort sont exceptionnellement rares.
Diagnostic. — Traitement. — Le diagnostic de la laryngite striduleuse est fait à l’article Croup. Il faut toujours penser à la possibilité d’accidents laryngés syphilitiques héréditaires qui simulent le croup et le faux croup.
Si l’on veut bien se reporter à l’article Croup, on verra, au sujet du diagnostic bactériologique, que quelques enfants peuvent être pris d’accidents laryngés qui sont dus à la présence d’un petit coccus se présentant habituellement sous forme de diplocoque. Ces accidents laryngés, d’origine microbienne, peuvent aussi bien simuler le croup diphthérique que le faux croup. Je pense, pour ma part, que même en présence d’un état qui a toutes les apparences du faux croup, il est essentiel de ne pas négliger l’étude bactériologique du mucus ou des sécrétions pharyngo-laryngées. Tel cas, par exemple, pris pour un faux croup sera en réalilé une laryngite ou une pharyngo-laryngite, à diplocoque, avec ou sans membranes.
Le faux-croup guérit sans médication active; il suffit d’appliquer quelques révulsifs ou simplement une éponge imbibée d’eau très chaude sur le cou de l’enfant (Graves). Ou maintiendra autour du lit du petit malade une atmosphère de vapeur d’eau, on donnera des boissons \ émollientes; il est tout à fait exceptionnel qu’on ait besoin de recourir <à la trachéotomie; dans quelques cas ; néanmoins le faux croup a été suivi de mort.
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