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Grasset. Maladies du système nerveux. Montpellier, 18S

Quand l’hémichorée survient comme symptôme initial chez un

malade frappé d’apoplexie, on ne peut pas dire que l’hémichorée ait devancé l’hémorrhagie, elle n’a tout au moins devancé que les symptômes paralytiques : elle n’est donc pas pré-hémorrhagique, elleest pré-paralytique.

MALADIES DE L’ENCÉPHALE

n’est donc pas la nature, c’est le siège de la lésion qu’il faut interroger, pour remonter à ta cause du symptôme. L’hémichorée est le plus souvent associée à l’hémianesthésie; le siège de leurs lésions doit être bien voisin, mais il n’est pas unique, car les deux symptômes peuvent se montrer isolés. M. Raymond localise ce siège à la partie postérieure de la capsule interne; les faisceaux qui seraient plus spécialement en rapport avec l’hémichorée sont ceux qui recouvrent l’extrémité postérieure de la couche optique; ils sont situés en dehors et en avant des faisceaux dont la lésion produit l’hémianesthésie. Suivant la juste remarque de M. Grasset, ces deux régions ont une circulation à peu près indépendante; l’artère lenticulo-optique, née de la sylvienne, vascularisé la région dont la lésion produit l’hémianesthésie, et l’artère optique postérieure, née de la cérébrale postérieure, vascularisé le territoire dont la lésion produit l’hémichorée.

Suivant quelques auteurs, l’hémichorée pourrait survenir, la lésion provocatrice siégeant sur un point quelconque du faisceau pyramidal, et la déséquilibration du système musculaire tiendrait soit à la contracture (Brissaud), soit à la paralysie^. Suivant d’autres auteurs, la lésion provocatrice devrait siéger dans le faisceau pyramidal, mais au voisinage de la couche optique, « les couches optiques renfermant des centres réflexes importants pour l’innervation des mouvements coordonnés du corps* )).

• L’athétose (Hammond) est un trouble moteur caractérisé par les mouvements incessants des doigts et des orteils. Ces mouvements se font lentement, ils ne sont pas toujours limités aux doigts et aux orteils, et envahissent parfois la main et le pied. On avait voulu faire de l’athétose une affection spéciale du système nerveux, mais, certains

1. Bidon. Hémichorée symptomat. (Revue de médecine août et octobre 1886).

2. Stéphan. Tremblements præ et post-hémiplégiques (Revue de médecine, mars 1887).

MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX

malades ayant présenté en même temps quelques mouvements choréiformes, il est probable que l’atbétose qui survient chez les anciens hémiplégiques n’est qu’une variété de la chorée post-hémiplégique'.

Troubles trophiques secondaires. — Les arthropathies des hémiplégiques peuvent survenir quinze jours, un mois ou beaucoup plus longtemps après l’attaque; elles siègent surtout au membre supérieur; elles sont accompagnées de phénomènes inflammatoires (synovite végétante et exsudative), de tuméfaction et de douleur.

Les atrophies musculaires ne sont pas rares, mais elles n’ont ni la régularité ni la marche de l’atrophie musculaire progressive; elles sont au contraire disséminées sans ordre et localisées à un muscle ou à un groupe musculaire ; elles finissent par créer une infirmité incurable.

Ces atrophies sont quelquefois masquées par Vadipose du tissu conjonctif sous-cutané; cette adipose, rare dans l’atrophie musculaire primitive, est fréquente dans les atrophies secondaires*.

Marche. Durée. Pronostic. — En résumé, les symptômes de l’hémorrhagie cérébrale débutent quelquefois par l’apoplexie, beaucoup plus souvent par l’hémiplégie; ['aphasie, assez fréquente dans le ramollissement, est ici excessivement rare, et les différences dans le siège et dans l’extension du foyer hémorrhagique entraînent consécutivement, dans le tableau clinique de la maladie, des aspects divers dont nous allons esquisser les traits prin-

cipaux : ..... j

A. Si l’hémorrbagie a pris naissance dans I un des noyaux ou à sa surface, et si elle y reste limitée sans faire irruption dans les cavités ventriculaires, sans léser la capsule interne, on observe une hémiplégie le plus souvent curable, sans contracture consécutive.

1. Hammond. De Vathélose (Arch. gén. de méd., 1871, t. U, p. 329. Trad. de Labadie-Lagrave). — Oulmont. Etude clinique sur l athétose. Thèse de Paris, 1878.

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