Fournier. Syjjhilis hérédilaire tardive, p
MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
ningée, d’autres enfin qui sont en proie à la forme mentale, aux troubles intellectuels aux formes plus ou moins complètes de la paralysie générale. Mais dans d’autres circonstances ces différentes manifestations de la syphilis cérébrale sont associées, elles se suivent, elles se combinent, elles peuvent même se généraliser à la moelle, elles sont alors cérébro-spinales.
De ces différentes formes, celle qui est le plus facilement curable, le plus accessible au traitement, c’est la forme épileptique ou épilepto-paralytique; celle qui est le plus rebelle au traitement, c’est la forme mentale.
En face d’une syphilis cérébrale, le traitement mixte doit être institué sans retard, et ce traitement (mercure et iodure de potassium) doit être intense. Tous les moyens possibles doivent être employés pour favoriser la tolérance de ces médicaments ; c’est par des soins minutieux de la bouche qu’on évitera ou qu’on retardera l’apparition de la gingivite mercurielle; c’est par les grandes doses d’iodure de potassium 5 à 18 grammes par jour, qu’on arrivera souvent à enrayer les progrès du mal.
Toutefois, même en cas de succès, il ne faut pas trop se hâter de se réjouir, il faut se méfier, ainsi que le dit Fournier, des recrudescences et des récidives. Les recrudescences surviennent quelquefois en plein traitement, en pleine amélioration, alors que la guérison s’annoncait; les récidives s’observent trop souvent alors que la guérison paraissait définitivement obtenue. Malgré ces déboires il ne faut pas se décourager et tant que le processus syphilitique est dans une phase active il faut lutter avec énergie.