Krishaber. Névropathie cérébro-cardiaque
592 MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
cutifs aux accidents nerveux (dyspepsie nerveuse) et comme capables de leur donner naissance, tel serait le mode d’action de la dilatation de l’estomac et de l’autointoxication qu’elle entraîne à sa suite (Bouchard), de l’cntéroptose (Glissard), des gastrites chroniques (llayem). Le fait certain, c’est que la neurasthénie se développe surtout chez des névropathes héréditaires, chez des arthritiques (Iluchard) ‘ ; c’est ce qui explique sa fréquence chez les hystériques et les diabétiques, sa coexistence avec la gravelle, la lithiase biliaire, le rhumatisme, la goutte; ses associations avec le tabes, le goitre exophthalmique, la paralysie générale, etc.
Symptômes. — La neurasthénie présente un certain nombre de symptômes fixes, véritables stigmates, par analogie avec les symptômes équivalents de l’hystérie (Bouveret)*.
Dans ce groupe doit être rangée la céphalée, le plus constant de tous les stigmates. Elle siège habituellement sur le front et l’occiput; comparable à la pression d’un casque lourd et trop étroit (casque neurasthénique de Charcot), elle suit une ligne circulaire passant par les tempes. Chez d’autres, elle est limitée à l’occiput (plaque occipitale), elle siège entre les sourcils, ou enfin elle est hémilatérale. Ordinairement diurne, elle se manifeste au réveil, elle continue toute la journée avec une légère diminution après les repas ; elle cesse la nuit alors même que le malade a de l’insomnie. Elle est accrue par les excitations sensorielles : bruits, odeurs fortes, et par les fatigues intellectuelles. Parfois elle s’accompagne d’hyperesthésie du cuir chevelu et de craquements au niveau des articulations occipitales. La rachialgie est souvent associée à la neurasthénie ; parfois même, la rachialgie existe seule, elle est même limitée au sacrum (plaque sacrée) ou au coccyx, elle se traduit par une sensation