Voy. Grasset. Mal. du syst. nerr
3. Monographie des chorées. Lannois. Thèse d’agrèKation. Paris, 1886.
MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
d’une salutaüon profonde et répétée, rendue ridicule par sa répétition même et par son exagération*. » Cette chorée rythmique hystérique peut se prolonger des mois et des années; dans quelques cas, au contraire, elle cesse brusquement.
Sous le nom de chorée électrique, Dubini a décrit une affection caractérisée par des crises de secousses rapides, accompagnées d’accélération du pouls, d’élévation de température et se terminant habituellement par une attaque d’apoplexie. « On peut discuter si c’est une forme particulière de typhus cérébro-spinal ou une méningite anormale, mais ce qui est certain, c’est que ce n’est point une cborée. » (Jaccoud.)
La dénomination de chorée électrique a été donnée également à une névrose convulsive rythmique, différente de la chorée, et surtout fréquente chez les enfants. Plusieurs fois par minute, le petit malade est pris de spasmes musculaires subits et rapides comme une décharge électrique ; la tête est brusquement projetée en arrière ou en avant ; chez un autre, le spasme consiste en une brusque élévation des épaules ou une projection des bras en avant. Un vomitif au tartre stibié fait parfois disparaître du premier coup ces mouvements choréiformes-.
La danse de saint Guy doit être séparée des fausses chorées, telles que les crampes, les tics et les « impulsions locomotrices systématiques » (Jaccoud), qui n ont rien de commun avec la vraie chorée. La plupart de ces états morbides, choreo, saltatoria et festinans, la chorée rotatoire ou oscillatoire, diffèrent de la chorée en ce que les mouvements anormalement produits ne sont pas continus et peuvent même être suspendus ou retardés par un effort énergique de la volonté. Or la volonté ne suspend jamais les mouvements choréiques; au contraire, elle les exagère.
L’état convulsif décrit par Friedreich sous le nom de