Collet, loco citato, p
DIEÜI.AFOY, l’ATIIOI.. T. H.
MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
Les altéra lions constantes et caractéristiques du tabes dorsalis cnvaliissenl le système spinal postérieur*, c’està-dire les cordons blancs postérieurs, la partie la plus reculée de la substance grise, les- racines postérieures des nerfs cl les méninges voisines de la lésion médullaire. La sclérose des cordons postérieurs débute par la région lombaire, où elle est en général plus accusée qu’ailleurs; de là elle remonte en décroissant jusqu’aux régions cervicale et bulbaire et peut même atteindre le plancher du qualrième ventricule. Les cordons postérieurs, quand la sclérose est ancienne, sont indurés, grisâtres et atrophiés; ils sont soudés entre eux « par la formation de tissu conjonctit nouveau, aux dépens de la pie-mère, qui s’enfonce dans le sillon qui les sépare à l’état sain ». (Cornil et Ranvier)®. Cette méningite chronique postérieure est constante, d’après Yulpian, qui se demande même si elle ne joue pas un rôle « de cause productrice dans la pathogénie du tabes dorsalis^ ». C’est encore la méningite et la méningo-myélite corticale qui expliqueraient, d’après Déjerine*, la propagation de la lésion aux cordons latéraux, dans les cas où la sclérose latérale ; complique la sclérose postérieure.
La substance grise des cornes postérieures est-elle intéressée? Il semblerait au premier abord qu’elle doive ] être lésée à cause de ses relations intimes avec les cordons postérieurs; cependant les cellules propres de la corne postérieure sont à peu près respectées, mais les fibres rayonnantes provenant du cordon postérieur sont ntéressées (Lissauer). Dans les colonnes de Clarke, le fabes atteint uniquement le réticulum et respecte les cellules.
Les raeines postérieures des nerfs spinaux sont amoin-
1. Excellente dénomination opposée au système spinal antérieur et empruntée à Jaccoud. Us paraplégies de l’ataxie. Paris, 1861.