‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 84 sur 295 · G. Marincsco. Soc. méd. des hôpilanx, 6 mars · texte numérisé non relu

G. Marincsco. Soc. méd. des hôpilanx, 6 mars

MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX

lésion médullaire était la conséquence d’une névrite des racines postérieures Les lésions des ganglions sont beaucoup plus vagues et plus rares. Il résulte des intéressantes recherches de Vulpian que les racines postérieures, qu’on retrouve très altérées entre la moelle et le ganglion qui leur est annexé, sont parfaitement saines au delà du ganglion, ce qui semblerait prouver (Vulpian) que la lésion ne débute pas par la périphérie des nerfs jiour l'emonter vers la moelle, pas plus du reste qu’elle ne commence par les racines, car il arrive de trouver ces racines postérieures presque saines avec des cordons postérieurs très malades®. Le tabes dorsalis débute donc par les cordons postérieurs pour s’étendre de là aux parties voisines, et cette sclérose, qui est systématique (Vulpian), c’est-à-dire qui intéresse un même système de fibres et qui y reste longtemps confinée, fait supposer que la myélite est d’abord parenchymenteuse (Hallopeau) avant de devenir interstitielle, l’irritation initiale s’emparant du tube nerveux avant d’attaquer le tisssu conjonctif.

La lésion primordiale et constante, avons-nous dit, est la sclérose systématique des cordoiis postérieurs de la moelle; c’est vrai, mais cela ne suffit pas et demande explication. Il faut savoir (Pierrel)* que le cordon postérieur de la moelle est lui-même divisé en plusieurs teritoires indépendants, dont les lésions distinctes provoquent des symptômes différents. Les notions tirées de l’embryologie, de l’anatomie et de la pathologie nous montrent que chaque cordon postérieur de la moelle se divise en deux faisceaux secondaires, l’un médian, l’autre externe, dont le volume réciproque est variable suivant les régions de la moelle.

Page 1