Académie de méd., 15 mai 1877 et 29 novembre
un certain point les convulsions, la perte de connaissance ;t la pâleur initiale de la face (contraction spasmodique Jes vaisseaux de la pie-mère et de la face1).
D’après M. Chaslin, l’épilepsie serait liée à des altérations cérébrales plus ou moins appréciables ; voici la description de ces lésions concernant les cerveaux de plusieurs épileptiques : « Sur les trois premiers cerveaux, il y avait des lésions visibles à l’œil nu. Les méninges n’étaient pas adhérentes ni notablement altérées; les circonvolutions, qui par places paraissaient complètement normales, par places étaient réduites de dimension, dures au toucher comme du cartilage, quelques-unes chagrinées, d autres lisses. Les cornes d’Ammon et le bulbe étaient aussi atteints à un degré plus ou moins marqué*. » L’examen microscopique a démontré à M. Chaslin l’existence d’une sclérose névroglique ou gliose qui est pour lui le résultat d’un processus héréditaire.
Diagnostic. — Pronostic. — Nous ferons, au chapitre suivant, le diagnostic de l’épilepsie avec la grande hystérie. 11 faut bien se garder de confondre l’épilepsie vraie avec les états épileptiformes que nous allons décrire dans un instant. Étant donnée une attaque d’ épilepsie, il ne suffit pas de la différencier des autres névroses a forme convulsive (hystérie), il faut encore savoir s. l’on a atlaire à une épilepsie vraie ou à des convulsions symptomatiques d’intoxication (saturnisme, uremie), de tumeur cérébrale (syphilis, cancer), de sclérose cerebro-bulbaire ou à une épilepsie d’origine réflexe (corps etrangers de
l’intestin, tænia, lombrics). . , ,
Le diagnoslic de l’épilepsie doit être fait non seulemen
1 M Brown-Scquard a pu développer l’épilepsie che« :1e cochon
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que d'épilepsie. (Leçons sur les nerfs vaso-moteurs et sur 1 cpuep ,
trad. de M. Béni-Barde. Paris, 1872.) „ ■jiia