‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 131 sur 492 · Parinaud. Ann. d’oculist.,i · texte numérisé non relu

Parinaud. Ann. d’oculist.,i

3. Ballet. Ophlhalmoplégie externe, maladie de Basedow et hystérie [lien, de méd., mai et juillet 1888).

modes, sensibilité sensorielle, paralysie, contracture, qui dominent l’histoire de l’hystérie. Mais, quels que soient ces troubles oculaires, ils sont dominés par les conditions suivantes : absence de lésions ophthalmoscopiques, début brusque et guérison certaine1.

Fonctions génitales. — La dysménorrhée et l’aménorrhée sont des troubles fréquents de l’hystérie. Outre la fausse péritonite, dont je parlais il y a un instant, les hystériques ont encore, dans la région iliaque, une douleur spontanée ( aura hysterica) ou provoquée, qui n’est autre chose qu’une hyperesthésie de l’ovaire ( ovarie ). Cette douleur, qu’on peut déterminer en comprimant la région ovarienne, est en relation intime avec les autres symptômes de l’hystérie locale : en effet, la contracture des membres, l’hémianesthésie, la paralysie, siègent du même côté que l’hyperesthésie ovarienne. La compression de l’ovaire douloureux est sans influence sur l’apparition ou sur la cessation des symptômes locaux, paralysie, contracture et hémianesthésie; mais la compression ovarienne suffisamment prolongée peut arrêter court une attaque convulsive, grande ou petite hystérie, et peut aussi la faire naître.

Aux troubles génitaux se rapportent le vaginisme et l’hyperesthésie de la mamelle (mastodynie).

Troubles circulatoires, fièvre. — 11 est certain que les nerfs vaso-moteurs jouent un grand rôle dans les troubles de circulation locale, anémies ou hypérémies, qu’on observe chez les hystériques. Les congestions locales peuvent aller jusqu’à Y hémorrhagie, et l’on a souvent signalé l'hémoptysie2 *, l’hématémèse5, l’hématurie, les larmes de sang, les sueurs de sang4.

Existe-t-il une fièvre hystérique ? Certaines observations

1. L'a’iï hystérique. Roulfinet. (Gaz. des hôp., 31 octobre 1S91).

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