Trousseau. Clin, mtd,, t. H, p
hyperesthésie qui peut faire place plus tard à l’anesthésie. Les dents, les muqueuses linguale et buccale, les bulbes des poils et des cheveux, sont également hyperesthésiés. La pression exercée sur les téguments est particulièrement douloureuse : 1° au lieu d’émergence des troncs nerveux; 2° aux points où un filet nerveux sort d’un muscle pour se jeter dans la peau; 5° à l’épanouissement du nerf dans les téguments. Ce sont là les points douloureux de Valleix, qu’on retrouve avec les mêmes caractères dans la plupart des névralgies périphériques. A ces points douloureux il faut ajouter le point apophysaire (Trousseau), qui siège sur la tubérosité occipitale externe et sur les deuxième et troisième apophyses épineuses cervicales.
Tels sont les caractères généraux de la névralgie faciale, mais suivant les branches envahies la névralgie se traduit en outre par les symptômes suivants :
A. Névralgie du nerf ophthalmique . La branche ophthalmique de Willis pénètre dans l’orbite par la fente sphénoïdale et fournit trois nerfs : le lacrymal, qui émerge à la partie externe de la paupière supérieure (point palpébral); le frontal, dont la branche externe sort de l’orbite par le trou sus-orbitaire (point sus-orbitaire); le nasal, dont la branche externe sort de l’orbite près du nez au-dessous de l’angle interne de l’œil (point nasal), et dont la branche interne pénètre dans les fosses nasales et fournit un filet qui traverse le cartilage latéral du nez et s’épanouit au lobule du nez (point naso-lobaire) . D’après la distribution anatomique de ce nerf, on voit quelles sont les régions envahies par la névralgie.
Pendant l’accès l’œil est rouge, injecté et douloureux, il ne peut supporter la lumière; les larmes sont abondantes; on a signalé du chémosis, de la mydriase, de l’amaurose passagère (Notta)1.
B. Névralgie du nerf maxillaire supérieur. — Le nerf