‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 193 sur 492 · Thèse de Paris · texte numérisé non relu

Thèse de Paris

b. Le type inférieur n’est à l’heure actuelle représenté cjue par deux observations, l’une due à Seeligmuller *, l’autre à Banvinkel1 2. Dans les deux cas la paralysie au début fut totale, puis elle aboutit peu à peu à la paralysie complète du nerf cubital avec atrophie des muscles qu’il innerve. L’anesthésie existait avec la même distribution que dans la paralysie totale. Le malade de Seehgmuller présenta en outre de l’anesthésie de la face interne du bras et de l’avant-bras, ce qui semble indiquer que les deuxième et troisième nerfs intercostaux étaient également intéressés. Les troubles oculo-pupillaires se retrouvaient dans les deux cas.

Marche. — D après M. Rendu, les paralysies radiculaires débuteraient par une période douloureuse plus ou moins accentuée, et qui dans certains cas passe inaperçue; les troubles moteurs apparaîtraient ensuite et s accompagneraient d’atrophie au bout de quelques jours. Souvent au début la paralysie est totale, puis elle se localise pour revêtir, soit le type supérieur, soit le type inférieur . Elles présentent dans leur évolution les mêmes caractères que les paralysies périphériques : légères, elles durent trois et six semaines ; graves, elles sont souvent persistantes.

Diagnostic. — Elles peuvent être confondues avec les paralysies consécutives à un traumatisme de l'épaule (luxation, fracture), mais dans celles-ci les muscles de la ceinture scapulo-humérale sont seuls lésés et l’articulation de l’épaule est atteinte d’ankylose ; les paralysies hystéro-traumatiques (Charcot) surviennent en général six, huit, dix jours après l’accident, elles s’accompagnent d’anesthésie totale du membre supérieur, ou d’hémianesthésie, sont susceptibles de transfert, ne sont pas toujours {lasques, ne se compliquent jamais de troubles oculopupilla.'ces. Les myélites enfin sont souvent bilatérales;

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