Ortel. Thèse de Paris
médiaire du ganglion ophthalmique, il fournit encore à cet organe des filets ciliaires directs. La sensibilité que l’œil reçoit par les filets indirects du ganglion ophthalmique diffère de la sensibilité qui lui arrive par les filets ciliaires directs du nerf nasal; l’iris et la conjonctive reçoivent les deux ordres de filets, les nerfs ciliaires directs et les filets indirects, tandis que la cornée transparente ne reçoit que les filets ciliaires indirects. On conçoit dès lors qu’il puisse exister telle lésion qui entraîne l’insensibilité complète de tout l’œil, moins la cornée transparente, et réciproquement que la cornée devienne insensible, toutes les autres parties de l’œil ayant conservé leur sensibilité.
Le point de départ de l'action réflexe étant aboli, le clignement ne se fait plus automatiquement et les mouvements de l’iris sont ralentis.
B. Paralysie du nerf maxillaire supérieur. — Ce nerf se distribue à une partie du nez et de la joue, à la région sous-orbitaire, aux gencives, à la lèvre et aux dents supérieures,; il donne encore la sensibilité générale à la muqueuse du nez. Ces parties deviennent insensibles dans la paralysie du nerf, l’excitation de la muqueuse ne provoque plus l’éternuement, et l’olfaction est imparfaite. Si l’odorat est diminué, ce n’est pas que le nerf maxillaire ait, comme le nerf olfactif, une sensibilité spéciale, mais il semble que l’intégrité de la sensibilité de la muqueuse soit nécessaire au fonctionnement normal de l’odorat.
C. Paralysie du nerf maxillaire inférieur. — Ce nerf est formé de deux parties, l’une sensitive, l’autre motrice; dans la paralysie du nerf sensitif, l’anesthésie occupe la région temporale, une partie de la joue, la muqueuse de la bouche et du voile du palais, les dents et les gencives inférieures, la langue dans ses deux tiers antérieurs, la lèvre inférieure et le menton. 11 résulte de l'anesthésie de la muqueuse buccale que la salive s’écoule et que les aliments s’accumulent derrière l’arcade dentaire. Si le
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insensible ; on peut le. touche,- sans KO|o^cr^mouvements réflexes; la déglutition est gêne .
CTUal donne la sensibilité generale a la langue et s asso cie à la corde du tympan pour donner la sensibilité gustative aux deux tiers antérieurs de la angue, le nei Eo pharyngien étant réservé à la partie postérieure: fa paralysie du maxillaire inférieur porte donc une grave atteinte au sens du goût, dans la moitié correspondante
dCI)a ^Branche motrice. — Quand la paralysie atteint la branche motrice du trijumeau, les muscles masticateurs sont paralysés et la mâchoire inferieure est legerement
déviée du côté sain. . ,
Les troubles trophiques qui accompagnent parfois la paralysie du trijumeau sont ceux que nous avons signales au sujet de la névralgie de ce nerf.. , .
Étiologie. — La paralysie d’origine périphérique est totale ou partielle. Le refroidissement produit ces deux variétés; quant aux diverses lésions qui ont ete signalées (cancer, exostose, méningite chronique contusions, plaies), elles produisent une paralysie partiel e, si elles siègent sur l’une des branches du nerf; elles la produisent totale, si elles atteignent le nerf dans son ensemble
avant le ganglion de Casser. ......
Paralysie d’origine centrale. -La paralysie du trijumeau peut dépendre d’une altération de ses noyaux d’origine, ce qu’on observe dans le cours de 1 ataxie loco-
motrice * .
Une lésion delà protubérance peut intéresser le faisceau sensitif du nerf trijumeau en même temps que le faisceau sensitif général ; il en résulte une hémianesthésie faciale
1. Pierret. Symptôm. céph. du tabes dorsalis. Thèse de Paris, 1878.
avec hémianesthésie de tout un côté du corps ; les deux sens cérébraux, la vue et l’olfaction, sont seuls conservés (Couty).
L’hémianesthésie complète, avec perte des deux sens cérébraux, la vue et l’olfaction, peut exister quand la lésion cérébrale siège sur la partie la plus reculée de la capsule interne. A part l’hystérie, où cette hémianesthésie peut exister isolée, il est rare qu’il n’y ait pas en même temps des troubles de paralysie, hémiplégie vulgaire ou paralysie de nerfs crâniens, suivant le siège de la lésion. On a même signalé l 'aphasie. Ces différentes modalités avec leurs localisations respectives ont été étudiées avec le plus grand soin par M. Grasset1 2