‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 54 sur 492 · Jaccoud, Pathologie int., I. I, p · texte numérisé non relu

Jaccoud, Pathologie int., I. I, p

MALADIES DE L’ENCÉPHALE. 103

pagnent; elle dure un ou plusieurs jours et peut disparaître sans laisser de traces; elle est parfois suivie d’une hémiplégie passagère ou n’est que le prélude de la forme délirante. La congestion cérébrale apoplectiforme, quelquefois associée à des convulsions épileptiformes, n’est pas rare dans certaines maladies des centres nerveux, telles que la sclérose en plaques, la paralysie générale et les scléroses descendantes du mésocéphale.

Le diagnostic de la congestion cérébrale doit être fait pour ses différentes formes.

La forme légère ne doit pas être confondue avec le vertige stomacal, et la congestion apoplectiforme doit être différenciée du vertigo ab aure læsa, de l’hémorrhagie cérébrale et de l’épilepsie*. Du reste, la congestion cérébrale, qu’on regardait autrefois comme fréquente, est beaucoup plus rare depuis qu’on sait mieux la différencier des maladies avec lesquelles on la confondait.

Le pronostic peut être grave; ainsi la congestion apoplectiforme, suite d’insolation ou de refroidissement, est souvent accompagnée de congestion pulmonaire, la forme délirante peut entraîner une mort rapide (Andral).

Le traitement consiste en saignées générales ou locales, révulsifs, purgatifs et applications froides sur la tête.

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