‹ Manuel de pathologie interne (volume 5)Chapitre 141 sur 293 · Uevue mensuelle de médecine, juillet 1SS · texte numérisé non relu

Uevue mensuelle de médecine, juillet 1SS

2. Kolscli et Vaillant, Arch. de pht/sinl., AoiH 18S6. — Rnnin, fini. hebdamad., G mai 1S87.

S. Legrand. t'Ieurésies observées dans le service de M. Dieulafovcn 1880. Arch. génér. de médecine, septembre 1887.

MALADIES DE LA PLEVRE

l’idée tuberculeuse; qu’on enjuge par les exemples suivants:

Dans une observation de^I. Landouzy, le malade, mort subitement du fait de son épanchement pleural, était un homme solide et bien portant; la pleurésie, chez lui, avait toutes les apparences de la pleurésie dite a frigore et néanmoins, à l’autopsie, on trouva quelques petits foyers de tuberculose pulmonaire, ayant évolué jusque-là d’une façon latente.

Dans une observation de M. Dujardin-Beaumetz *, le malade, mort subitement de son épanchementpleural, n’avait en rien les apparences d’un tuberculeux, et cependant le poumon droit présentait, à l’autopsie, des petites cavités tuberculeuses en voie de cicatrisation et localisées au sommet.

Dans une observation de M. Kelsch*, le malade mort subitement de son épanchement pleural, était un homme de tempérament vigoureux, soldat au 7" cuirassiers, n’ayant aucun signe de tuberculose, et cependant, à l’autopsie, on trouvait une tuberculose de la plèvre.

Dans les deux observations qui ont été rapportées par mes internes, M. Binet3 4 et M. Legran 2d1, nous voyons que l’un des malades avait toutes les allures d’une pleurésie franche, essentielle. Ayant succombé subitement, du fait de son épanchement, après avoir refusé la thoracentèse, il présentait, à l’autopsie, un tubercule crétacé au sommet du poumon droit.

L’autre observation concerne également un malade robuste ayant une pleurésie en apparence essentielle ou a frigore, succombant subitement du fait de son épanchement, et présentant, à l’autopsie, un tubercule fibreux en voie de guérison, au sommet du poumon droit.

Il faut convenir que les faits de ce genre donnent singulièrement à réfléchir, et si l’on ne basait ses convictions que sur les faits anatomiques, on arriverait à cette con-

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