Kelsch et Vaillard. Arch. de phys., 1888, p
MALADIES DE LA PLÈVRE
modalités se retrouvent, du reste, dans toutes les pleurésies, qu’elles soient séro-fibrineuses, hémorrhagiques, purulentes, tuberculeuses ou cancéreuses.
Au point de vue clinique, je divise la pleurésie cancéreuse hémorrhagique en deux variétés.
Dans une première variété, la pleurésie se déclare chez un individu qui était déjà manifestement cancéreux. Ainsi, tel malade a un cancer de l’estomac, de l’œsophage, de l’intestin, du rectum, de l’épiploon, du foie, du rein, de la vessie, delà prostate, du testicule, de l’œil, de la peau, d’un os, des vertèbres; telle malade a un cancer de l’utérus ou du sein; dans le cours de ces maladies cancéreuses apparaissent des symptômes pleuro-puhnonaires, tels que la toux, les douleurs thoraciques, une dyspnée continue ou paroxystique, une expectoration sanguinolente, gelée de groseille. Sur ces entrefaites, on découvre un épanchement pleural, la thoracentèse donne issue à un liquide hémorrhagique; en pareil cas, le diagnostic pathogénique s’impose, il y a cancer secondaire du poumon et de la plèvre, et l’on peut affirmer que cette pleurésie hémorrhagique à laquelle on vient de donner issue est bien d’origine cancéreuse.
Parfois on n’assiste pas à l’évolution des maladies cancéreuses que je viens de passer en revue, mais le malade chez lequel la pleurésie se déclare porte les traces d’une cicatrice plus ou moins récente, il a été opéré d’un épithéliomedu nez1 ou de la lèvre, d’un cancer du sein, du testicule, ou d’un ostéo-sarcome; à un moment donné, une pleurésie s’est déclarée, la thoracentèse donne issue à un liquide hémorrhagique; ici encore il estcerlain que la pleurésie est d’origine cancéreuse, le poumon et la plèvre ayant été atteints de cancer secondaire.
Mais il s’en faut que le diagnostic pathogénique soit toujours aussi simple. Dans les cas qui constituent la deuxième, variété, la pleurésie hémorrhagique se déclare sans avoir