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Relier. Société médicale des hôpitaux, Il janvier 1SS

MALADIES DE LA PLÈVRE

participe de la bénignité relative du pneumocoque, qui, on le sait, n’est pas doué d’une grande vitalité; après l’évacuation du liquide, le poumon reprend vite son ampliation. A ces pleurésies métapneumoniques on peut opposer efficacement, surtout chez les enfants, la simple aspiration du liquide, avec ou sans lavage antiseptique, l’opération de l'empyème peut souvent être évitée.

Dans quelques cas, la pleurésie purulente métapneumonique est plus grave, c’est quand il s’y joint une infection secondaire, c’est quand au pneumocoque s'associent d’autres organismes pyogènes, tels que les staphylocoques et les streptocoques.

Tout cela est vrai; il ne faudrait pas néanmoins avoir une trop grande confiance dans la bonne renommée du pneumocoque; il y a des cas où, tout isolé qu’il est, sa virulence est aussi redoutable que celle des agents pyogènes les plus virulents. J’ai eu dans mon service un jeune garçon atteint d’une terrible pleurésie purulente avec gangrène et il n’a pas été possible de trouver un autre agent que le pneumocoque. H m’est arrivé de traiter par la thoracentèse des pleurésies purulentes dont l’agent pathogène était exclusivement le pneumocoque; je pratiquais une première, une deuxième ponction, espérant, grâce à la bénignité proverbiale du pneumocoque, pouvoir éviter l'opération de l’empyème, mais la fièvre restant élevée et le liquide se reproduisant au milieu de symptômes généraux intenses, il fallait intervenir autrement, et pratiquer la thoracotomie, comme dans le cas de pleurésie purulente à streptocoque. Je me rappelle notamment deux cas de pleurésie purulente exclusivement pneumococcique, que je traitai sans succès par deux ponctions successives, et qui sur ma demande furent opérées avec succès, l’une par M. Terrier, l’autre par M. Berger. Je reconnais néanmoins que la pleurésie purulente il pneumocoque, surtout chez les enfants, peut céder à la simple thoracentèse, sans injection pleurale consécutive, sans opération de l’empyème.

Tout ce que je viens de dire concernant l’étude des

MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE

pleurésies purulentes métapneumoniques peut s’appliquer aux pleurésies purulentes pneumoeocciques primitives, celles qui surviennent sans pneumonie préalable et qui sont tantôt purulentes, tantôt séro-tibrineuses.

L’étude des pleurésies purulentes mélapneuinoniqucs, dont je viens d’esquisser l’histoire, avait fait oublier un peu les pleurésies pneumoeocciques précoces, celles dont l’épanchement évolue en même temps que la pneumonie. M. Lemoine1 vient de reprendre celte étude, il a eu l’heureuse idée de donner à ces pleurésies précoces le nom de ■parapneumoniques, pour les distinguer des pleurésies tardives, ou métapneumoniques. U a constaté que les pleurésies parapneumoniques suppurent beaucoup moins souvent que les pleurésies métapneumoniques.

PLEURÉSIES PURULENTES A STAPHYLOCOQUES PTOCÈXES.

« Les staphylocoques pyogènes, qui jouent un rôle si important dans les suppurations du tissu cellulaire, des glandes et des os, n’occupent qu'un rang relativement assez infini# dans l’étiologie des suppurations pleurales. » (Netler). Plus souvent les staphylocoques sont associés aux autres microbes.

La rareté de la pleurésie purulente staphylococcique ne permet pas de retracer son histoire. Mais ce qui est important à savoir c’est que le staphylocoque a été constaté dans des épanchements séro-fibrineux et qui sont restés séro-fihrieux; il a été trouvé également dans le liquide de pleurésies séro-fibrineuses qui sont devenues plus tard purulentes sans adjonction de nouveaux microbes. Ces pleurésies-là sont de celles qui ont servi à attribuer, bien à tort, à la thoracentèse, la transformation d'un épanchement séreux en épanchement purulent.

Les plaies, le traumatisme, sont susceptibles de provoquer des pleurésies purulentes à slaphylocoqu \ Le sla-

t. Semaine médicale, Il janvier 18‘Jô.

MALADIES DE LA PLÈVRE

phyloeoccus munis peut provenir d’une ostéomyélite, d’un anthrax, d'une amygdalite suppurée (Frænkel) 1 ; il envahit surLout la plèvre des gens cpii offrent un terrain favorable à sa culture et qui sont déjà en proie à la fièvre typhoïde, à la scarlatine, au brightisme, au surmenage, etc. On ne trouve pas toujours la porte d’entrée du staphylocoque dans l’organisme, on peut se demander s’il n’y existait pas à l’état latent, attendant l’occasion favorable à son développement.

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