‹ Manuel de pathologie interne (volume 5)Chapitre 207 sur 293 · SIS · texte numérisé non relu

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qui ne rentre pas dans la description de l’endocardite simple, au début, dis-je, de celte endocardite, et sous l'influence des micro-organismes, on constate dans le tissu valvulaire une infiltration de cellules migratrices, une hypertrophie et une multiplication des cellules, une desquamation de la couche endothéliale, remplacée par une couche fibrineuse. Dans les mailles du réticulum fibrineux on trouve des colonies de bactéries qui « pénètrent par des fentes plus ou moins larges dans l'intérieur des valvules ». t

Dans les endocardites malignes, la nature de la phlegntasie, à la fois végétante et destructive, aboutit presque toujours rapidement à des végétations volumineuses et à des ulcérations profondes. C’est en pareil cas qu’on trouve sur les valvules sigmoïdes, sur la valvule mitrale, sur les cordages tendineux des muscles capillaires, sur le septum médian, tantôt une végétation du volume d’un pois, d’une fraise, tantôt une agglomération, une guirlande, une couronne de végétations plus petites, les unes aplaties, papilliformes, verruqueuses, framboisées, les autres pédiculisées et comme prêtes à se rompre.

Ces végétations, formées en grande partie de tissu embryonnaire et se continuant par leur surface avec une masse fibrineuse, sont très riches en microbes qu’on trouve soit à la surface des végétations, dans les couches fibrineuses, soit dans le tissu même des végétations. Ainsi que je le disais, il y a un instant, il est probable que les bactéries déposées sur les valvules par le courant sanguin se développent dans les couches superficielles fibrineuses et pénètrent ensuite par les fentes du tissu conjonctif, jusqu’à la surface et aux parties centrales des valvules. 11 est possible également que les bactéries s’introduisent primitivement par les vaisseaux des valvules'.

Dans quelques cas, les végétations se ramollissent el se

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