‹ Manuel de pathologie interne (volume 5)Chapitre 243 sur 293 · Académie de médecine, 2 août · texte numérisé non relu

Académie de médecine, 2 août

MALADIES DU MYOCARDE.

d'une asystolie progressive dont rien ne peut faire découvrir la signilieation réelle.

Tins frappants sont les cas dans lesquels un sujet syphilitique, mais exempt de troubles cardiaques antérieurs, est pris en quelques heures d’une véritable asystolie aiguë, entraînant la mort après vingt-quatre à quarante-huit heures (Teissier). La mort rapide peut être due à une dyspnée angoissante qui fait penser bien plus à une lésion pulmonaire qu’à une affection cardiaque. Enfin la mort subite peut être consécutive à une rupture du cœur, à une syncope, à une embolie.

Quelle que soit la marche des accidents, le diagnostic, clinique n’est donc presque jamais possible; l’administration du traitement antisyphilitique chez un cardiaque nettement entaché de syphilis a pu cependant dans certains cas donner les meilleurs résultats (Mauriac1).

g 5. HYPERTROPHIE ET DILATATION DU CŒUR.

Pathologie. — Quand un muscle est soumis à un travail exagéré, il s’hypertrophie; c’est une loi générale (muscles de la jambe chez les danseurs, muscles du bras chez les gymnasiarques, etc.). Le cœur rentre dans la loi commune : quand il se contracte trop ou trop souvent, il s'hypertrophie. Les causes de cette hypertrophie peuvent être rangées en deux classes (Jaccoud) : 1° hypertrophie simple, purement fonctionnelle ; 2° hypertrophie par obstacle mécanique.

Hypertrophie simple. — Cette hypertrophie purement fonctionnelle, encore nommée primitive, est due aux palpitations dites nerveuses, et par conséquent aux causes qui produisent ces palpitations (adolescence, hypertrophie de croissance, excès de tout genre, abus de boissons, de

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