‹ Manuel de pathologie interne (volume 5)Chapitre 258 sur 293 · Trousseau. Clin, méit., t. Il, p · texte numérisé non relu

Trousseau. Clin, méit., t. Il, p

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MALADIES DE L'APPAREIL CIRCULATOIRE

petit, la salivation, la constipation, le ballonnement du ventre, sont des symptômes qui s’observent fréquemment pendant la durée des accès.

Étiologie. — L'angine de poitrine et ses différentes variétés peuvent être le résultat de causes multiples. Dans quelques cas l’angine de poitrine parait être une véritable névralgie indépendante de toute lésion appréciable ; névralgie parfois doublée d’une névrite ; mais le plus souvent elle est associée à des lésions du cœur, et surtout à des lésions de Yaorle et des artères coronaires.

Pour simplifier un peu cette question de pathogénie qui a été le prétexte de discussions sans nombre, voici comment je propose d’envisager la question :

Dans une première variété, l’angine de poitrine est la conséquence d’une lésion des artères coronaires avec ou sans lésion de l’aorte; sur ce point, tout le monde est d’accord. La coronarite atteint habituellement les deux artères coronaires. Les lésions athéromateuses, l’endartérite, l'artério-sclérose des artères coronaires, provoquent leur rétrécissement et peuvent aboutir à leur oblitération. L’ischémie du cœur, les symptômes de l’angine de poitrine et la mort subite peuvent en être le résultat.

Pour certains auteurs, il n’y aurait d’angine de poitrine vraie que celle qui est due au rétrécissement des artères coronaires et à l'ischémie consécutive du cœur' ; les autres variétés seraient de fausses angines de poitrine Par conséquent, toutes les maladies capables d'engendrer l’artério-sclérose, l'endartérite, l’athérome des artères coronaires, avec ou sans lésions de l’aorte, toutes ces maladies, goutte, rhumatisme, syphilis’, maladies infectieuses, peuvent engendrer la vraie angine de poitrine, celle qui tue.

Dans une seconde variété, prendraient place les angines de poitrine qui surviennent sans altération des artères

t. Huchnvd. .1 tiginc de poitrine. Mol. du eœtir et des vaisseaux. Paris, 1889. — Site. Mut. du eceur, 1889, p. 228.

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