‹ Manuel de pathologie interne (volume 5)Chapitre 261 sur 293 · Trousseau. Clin, méd , t. Il, p · texte numérisé non relu

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NÉVROSES DU CŒUR

aiguë, se traduit par un ensemble de symptômes (siège de la douleur, dyspnée, hoquet) qui permet de la distinguer de la névralgie cardiaque, mais cette névralgie du nerf phrénique est quelquefois associée directement (névrite) on indirectement (irradiation réflexe) à la névralgie du plexus cardiaque; il y a dans ces cas-la « une association de douleurs qui portent à la lois sur l’innervation de la circulation par le plexus cardiaque et sur l'innervation de la respiration par le nerf phrénique » (Peter).

L’angine de poitrine hystérique mérite une mention spéciale; son diagnostic doit reposer sur les considérations suivantes : l’attaque est habituellement nocturne; on constate des zones hystérogènes à la région précordiale, à la région sternale, et c’est par l’exaltation, c’est par l’hyperesthésie de ces zones hystérogènes que débute l’aura de l’accès. L’angine de poitrine hystérique se termine par des pleurs, par des sanglots, elle est provoquée par des causes morales, contrairement à l’angine non hystérique qui est surtout provoquée par des causes physiques (fatigue, marche, effort)

Traitement. — Une première indication est d’éloigner toute cause (émotion, fatigue, repas copieux, excès de tahac), capable de provoquer l'accès; une seconde indication aura pour but de combattre la maladie (goutte, rhumatisme, syphilis) dont l’angine de poitrine n’est parfois qu’une manifestation.

Au moment de l’accès, le vrai traitement me parait être la morphine et la glace. On pratique une ou plusieurs injections sous-cutanées de morphine de 1 centigramme par injection, et l’on applique à la région précordiale des sachets de glace. A ces moyens on peut ajouter les inhalations d’éther ou de chloroforme. La saignée locale, l’application de sangsues ou de ventouses scarifiées à la région douloureuse, donnent souvent de bons résultats1.

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