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Améro. OUdcme du larynx. Th. de Paris

MALADIES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE

mais il est surtout redoutable à la période tertiaire. Il siège principalement â l’épiglotte et dans son voisinage; il est dur, rouge, luisant; parfois cependant, quand il est associé à une infiltration purulente (chondrite, périchondrite), il est mou et grisâtre. J’ai longuement insisté sur ces œdèmes en décrivant les laryngopalhies syphilitiques; je n’y reviens pas.

Le cancer du larynx provoque de l'œdème. L’œdème cancéreux débute presque toujours par l’une des bandes ventriculaires; il reste unilatéral, il gagne l’aryténoïde et le repli aryténo-épigloltique correspondant, il atteint rarement l’épiglotte, il ne s’étend pas au loin, il se développe parallèlement à la lésion cancéreuse.

Le laryngo-typhus détermine un œdème parfois terrible. C’est dans le décours de la fièvre typhoïde qu’apparaît l’infiltration séro-purulente qui est due à la nécrose des cartilages; son apparition est lente ou rapide.

Symptômes et marche. — J’appelle l’attention sur ce point, que la marche des accidents est différente, brusque ou leute, suivant les causes qui ont provoqué la maladie; ainsi, dans l’infiltration palato-pharyngo-laryngée, suite de refroidissement, dans la scarlatine, dans le mal de Bright avec ou sans saturnisme, avec ou sans syphilis, l’œdème est généralisé, les accidents peuvent marcher avec rapidité, et l’asphyxie devient imminente, tandis que la marche est beaucoup plus lente lorsque l’œdème est consécutif à une laryngopathie. La respiration est la première fonction attaquée, le malade a la sensation d’un corps étranger qui l’étrangle et dont il essaye de se débarrasser au prix des plus grands efforts. Dans le cours de cette dyspnée croissante et continue surviennent des accès terribles de suffocation pendant lesquels, dit Trousseau, « le patient, la face livide, la bouche ouverte, les narines béantes, l’œil humide et saillant, la peau ruisselante de sueur », cherche à s’accrocher à tout ce qui peut offrir un point d’appui à ses muscles inspirateurs accessoires. Ces accès durent de dix à quinze minutes et se

MALADIES DU LARYNX

répètent, si la terminaison doit être funeste, à intervalles de plus en plus rapprochés jusqu’à la mort ; ils sont le résultat de spasmes de la glotte, et ne s’observent que dans les trois cinquièmes des cas. L’inspiration est sifflante, bruyante, parfois accompagnée de cornage, et habituellement beaucoup plus pénible que l’expiration, parce que les bourrelets aryténo-épiglottiques joueraient, au moment de l’inspiration, le rôle d’une soupape qui obture l’orifice supérieur du larynx ; ces mêmes bourrelets, repoussés comme des corps flottants par l’expiration, produisent quelquefois un bruit de drapeau caractéristique (Sestier).

Ce mécanisme de la dyspnée invoqué par Sestier est quelque peu sujet à révision. Que la tuméfaction parfois considérable des parties envahies soit la cause principale de la dyspnée, cela est évident, mais que les bourrelets s’accolent comme des soupapes pendant l’inspiration, voilà qui paraît moins vrai, car dans quelques casM. Gouguenheim * a pu se convaincre par l’examen iaryngoscopique que les bourrelets œdématiés ont plutôt une tendance à s’écarter au moment de l'inspiration ; seulement , l’ouverture laryngée n’en restant pas moins très étroite, l’inspiration et souvent l’expiration prennent les caractères d'un sifflement strident.

Dans bien des cas la dyspnée n’a pas la marche rapide et la violente intensité que je viens de décrire. Ainsi, chez les individus atteints de laryngopathies syphilitique, tuberculeuse, cancéreuse, l’œdème survient à titre de complication et augmente graduellement et lentement avant de compromettre l’existence ; toutefois, dans quelques cas, notamment à la suite de lésions syphilitiques, la dyspnée due à l’œdème peut être rapide et terrible »

La voix et la toux, sans être altérées comme dans le croup, sont cependant rauques ou voilées, soit que les cordes vocales participent à l’œdème, soit que les parties

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