Clinique médicale de l’IIùlel-Dieu, t. Il, p
104 MALADIES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE
mère ou de sa nourrice. Plus avancé en âge, s'il est debout, vous le voyez trépigner dans un état d'agitation complète. S’il est couché, il se dresse vivement sur son séant pour s’accrocher aux rideaux, aux barres du lit. 11 sort de là le visage bouffi, et cette bouffissure du visage, qui persiste quelquefois pendant trois semaines, peut en quelques cas suffire à elle seule, pour qu’un médecin exercé soupçonne l’existence de la coqueluche. » Revenons à la quinte de coqueluche : l'ne expiration brusque, bruyante, ouvre >a quinte; cette expiration est suivie d’une série d’expirations courtes, aphones, convulsives, de plus en plus précipitées, véritables coups de (jlolte de moins en moins perceptibles1. A ce moment une pause se produit qui peut durer 10 à 15 secondes, pause pendant laquelle le thorax est immobilisé dans l’expiration au maximum physiologique. Pendant toute celte phase de la quinte, l’air chassé de la poitrine n'est pas renouvelé; aussi le malade, les yeux injectés et larmoyants, les lèvres violacées, le visage bouffi, est-il dans un état d’angoisse voisin de l’asphyxie. Alors se produit une inspiration longue, chantante, convulsive, qui termine la quinte et qui apporte un court instant de repos : c’est ce qu’on appelle la reprise.
Mais aussitôt, une seconde quinte éclate qui sera suivie de plusieurs autres, décroissantes comme intensité, et peu à peu, la reprise au lieu d’être chantante devient aphone, preuve que la glotte est moins convulsée. On peut dire alors que l’accès est terminé. La réunion des quintes constitue l’accès; pendant les quintes, l’enfant rejette par la bouche des mucosités filantes, glaireuses, difficiles à détacher. La fin de l’accès est souvent marquée par de véritables vomissements glaireux et alimentaires.
Ces accès, dont la durée varie de quelques secondes à dix ou douze minutes, sont plus fréquents la nuit que le