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Clinique médicale, t. II, p. 2G

3. Carrière. Les ecchymoses spontanées dans le cours de la maladie de Parkinson. Presse médicale, 16 septembre 1896.

UIEULAFOY, PATHOL. T. III. 00

des muscles; il y a pourtant des cas où la parésie es! évi dente. Trousseau admet que la paralysie est due à la perte continuelle de l'incitation nerveuse musculaire, les muscles n'emmagasinant plus la force nécessaire pour produire de véritables contractions.

La période ultime de la maladie survient après une durée de dix, vingt et trente ans; cette période cachectique est caractérisée par des désordres de nutrition et par des troubles psychiques; le malade tombe dans l'amaigrissement et dans le marasme, avec anasarque, diarrhée, incontinence d'urine et affaiblissement des facultés intellectuelles. Avant cette période, la mort est souvent amenée par une maladie intercurrente (pneumonie).

Diagnostic. — Étiologie. — Le tremblement coordonné des mains dans la paralysie agitante ne ressemble en rien aux oscillations brèves et isochrones du tremblement improprement nommé tremblement sénile *; il diffère aussi des tremblements toxiques (alcoolisme, hydrargyrisme , saturnisme) et du tremblement de la sclérose en plaques, qui n'apparaît qu'à Yoccasion de mouvements volontaires. Enfin on ne retrouve nulle part les attitudes spéciales de la face, de la tête et du tronc , qui caractérisent la paralysie agitante. Il y a des cas frustes dans lesquels le tremblement est insignifiant, et le diagnostic se fait au moyen de la rigidité musculaire et de l'attitude spéciale du sujet2. La paralysie agitante est rare avant l'âge de quarante ans ; ses causes sont le plus souvent ignorées; les émotions vives, la terreur, le refroidissement, le traumatisme d'un nerf3 ont pu quelquefois la provoquer; l'hérédité a été signalée.

Anatomie pathologique. — La lésion de la paralysie

1. Ce qu'on nomme improprement tremblement sénile n'est pas dû à la vieillesse (Luys, Charcot), il manque chez un grand nombre de vieil I irds. — Démange. Rapports du tremblement sénile avec la paralysie agitante. Revue de médecine.

2. Boucher. Paralysie agitante, forme fruste. Th. de Paris, 1877.

3. Charcot. Progrès méd., 1878, n° 18. — Grasset. Mal. dusyst. nerv.% p. 891. — Vandier. Th. de Paris, 1886.

agitante est à trouver, et cette maladie mérite encore d'être placée dans le cadre des névroses; bien qu'on ait signalé diverses altérations, telles que des scléroses difluses du bulbe, de la protubérance, des cordons latéraux de la moelle, l'oblitération du canal central delà moelle1, la fragilité du protoplasma des cellules des cornes postérieures (Ballet2), des lésions du pédoncule ou de la région sousoptique3.

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