Kollet. lievue des se. méd., t. IV
guider le traitement. La durée de la maladie, sa marche et sa gravité sont subordonnées à la cause qui lui a donné naissance; à côté de cas bénins qui cèdent facilement aux moyens thérapeutiques, il en est d'autres qui sont tenaces et qui résistent à toutes les médications.
Le traitement est variable suivant la cause de la névralgie. La quinine est absolument indiquée quand la névralgie est d'origine palustre; il faut la donner d'emblée à dose élevée, un gramme, en deux doses, à répéter tous les jours pendant une huitaine de jours. A dater de ce moment on espace les doses de quinine et on leur associe la poudre de quinquina jaune, à la dose de six grammes par jour.
Dans les autres variétés de névralgie faciale, on fera usage des médications suivantes : l'opium à forte dose; l'a'cônitine. à la dose de 1/2 milligramme par jour, et successivement portée à la dose de 4 à 5 milligrammes, a été préconisée par Gubler1.
Les injections sous-cutanées d'héroïne ou de morphine éloignent ou atténuent les accès et peuvent devenir un moyen curatif; on injecte tous les jours c2, 3, 4 centigrammes de chlorhydrate de morphine, et chez certains malades la tolérance devient telle qu'on arrive à injecter des doses énormes. J'ai eu à plusieurs reprises, dans mon service, un malade atteint de névralgie faciale épiteptiforme, que je ne pouvais soulager qu'à la condition d'injecter 60 et 80 centigrammes de chlorhydrate de morphine tous les jours.
On a préconisé les pulvérisations de chlorure de méthyle (I)ebove)a; l'antipyrine, l'aspirine, le pyramidon. Tous les bromures à dose élevée donnent de bons résultats. L'application de l'électricité doit être tentée (Lacaille); on fait passer, pendant quelques minutes, un courant continu de dix à douze éléments, le pôle négatif étant placé à la sortie du tronc nerveux et le pôle positif à la périphérie du nerf (Onimus). Il ne faut ja nais oublier que la syphilis, ainsi