‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 204 sur 246 · Galezowski. Gaz. hebd., 187S, p. X · texte numérisé non relu

Galezowski. Gaz. hebd., 187S, p. X

celles, de boules de feu, de traînées lumineuses en zigzag; puis viennent les douleurs de tête localisées surtout à la région frontale» les nausées et les vomissements. Dans ses formes violentes» la migraine ophthalmique est accompagnée d'embarras de la parole, d'aphasie passagère, d'engourdissement, de fourmillements, dé secousses, de parésie, dans un côté du corps; on a même signalé des convulsions épileptiformes*. Bien que la migraine ophthalmique ne soit pas d'un pronostic grave, il faut savoir néanmoins que, dans quelques cas, elle a été le signe avant-coureur d'ataxie locomotrice et de paralysie générale (Charcot»).

Ëtiologie. —Diagnostic. — Qu'on la considère comme névrose ou comme névralgie, la migraine est rarement une maladie isolée ; elle se rattache presque toujours à la diathèse arthritique ou goutteuse, dont elle n'est qu'une manifestation; elle est héréditaire comme les maladies diathésiques. Tel individu migraineux dans son enfance sera plus tard exposé aux autres manifestations de la diathèse, aux dartres, à l'asthme, à la gravelle, à la goutte (Trousseau). Le rhumatisme, la chorée et la migraine ont entre eux d'étroites relations. La migraine fait habituellement son apparition dans le jeune âge; quand on n'a pas eu la migraine, arrivé à l'âge de vingt-cinq ans, on est à peu prés certain d'en être quitte.

Les accès de migraine reviennent souvent sans cause appréciable ; d'autres fois, ils sont rappelés par des causes diverses, veilles prolongées, digestions pénibles, certaines odeurs, lumière vive, période menstruelle, excès de travail, changement de temps.

La cause anatomique de la migraine a été diversement interprétée; on l'a attribuée à une excitation du sympathique (Dubois-Reymond), à la paralysie du sympathique

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