‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 207 sur 246 · Trousseau. Clin, méd., t. II, p · texte numérisé non relu

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hyperesthésie qui peut faire place plus tard à Panesthésie. Les dents, les muqueuses linguale et buccale, les bulbes des poils et des cheveux, sont également hyperesthésiés. La pression exercée sur les téguments est particulièrement douloureuse : l*» au lieu d'émergence des troncs nerveux; 2' aux points où un filet nerveux sort d'un muscle pour se jeter dans la peau ; 3** à l'épanouissement du nerf dans les téguments. Ce sont là les points douloureux de Valleix, qu'on retrouve avec les mêmes caractères dans la plupart des névralgies périphériques. A ces points douloureux il faut ajouter le point apophysaire (Trousseau), qui siège sur la tubérosité occipitale externe et sur les deuxième et troisième apophyses épineuses cervicales.

Tels sont les caractères généraux de la névralgie faciale, mais suivant les branches envahies la névralgie se traduit en outre par les symptômes suivants :

A. Névralgie du nerf ophthalmique, La branche ophthalmique de Willis pénètre dans l'orbite par la fente sphénoïdale et fournit trois nerfs : le lacrymal, qui émerge à la partie externe de la paupière supérieure (point palpébral); le frontal, dont la branche externe sort de l'orbite par le trou sus-orbitaire (point sus-orbitaire); le nasal, dont la branche externe sort de l'orbite près du nez au-dessous de l'angle interne de l'œil (point nasal), et dont la branche interne pénètre dans les fosses nasales et fournit un filet qui traverse le cartilage latéral du nez et s'épanouit au lobule du nez (point naso-4obaire). D'après la distribution anatomique de ce nerf, on voit quelles sont les régions envahies par la névralgie.

Pendant l'accès l'œil est rouge, injecté et douloureux, il ne peut supporter la lumière; les larmes sont abondantes ; on a signalé du chémosis, de la mydriase, de l'amaurose passagère (Notta)*.

B. Névralgie du nerf maxillaire supérieur, — Le nerf

t. Arch. gén. de méd.^ 1S51.

NÉVRALGIES. es

maxilhûre supérieur, après aToîr traversé le canal sousorbitaire, émerge par le tron soos-orfoitaire {poitU «m*orbiiaire). An nombre de ses nombreox rameaux se troaTent : le nerf orbitaire, dont on filet, le temporomalaire, traTerse Fos de la pommette et s'épanouit à la joue {point malaire); les nerfs dentaires, chaque racine dentaire pouvant devenir un foyer douloureux (poinU àentaires).

Le ganglion sphéno-palatin qui est annexé à cette branche explique peut-être la sécrétion de la muqueuse nasale (Vulpian) au moment des accès.

C. Névralgie du nerf maxillaire inférieur. — Du nerf maxillaire inférieur naissent les branches qui sont fré • qnemment névralgiées ; ce sont : le nerf auriculo-temporal qui, après avoir traversé la glande parolide, contourne le col du condyle et se distribue à la tempe et au pavillon de Toreille (point auriculo-temporal); le nerf lingual, qui s*épanouit sur les bords de la langue {point lingual); le nerf dentaire inférieur, qui fournit aux dents inférieures {points dentaires) et qui émerge par le trou mentonnier {point mentonnier).

Au moment des accès, les mouvements de la langue, la parole, la mastication, la déglutition, sont excessivement douloureux, et la salive sécrétée, en abondance (action réflexe du lingual sur la corde du tympan), s'écoule hors de la bouche.

Troubles trophiqnes. — A la suite des névralgies faciales violentes ou invétérées, et probablement quand le nerf est atteint de névrite, on voit survenir des troubles trophiques variés.

Vherpès est fréquent à la peau et aux muqueuses, il apparaît ici avec tous les caractères du zona, il se localise, suivant le cas, aux lèvres, à la langue*, au front, à la face. L'herpès de l'œil, ou zona ophthalmique, a été le

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