‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 210 sur 246 · Jaccoud. Leçons de clinique^ ISSS, p · texte numérisé non relu

Jaccoud. Leçons de clinique^ ISSS, p

DIEUtAPOT, PATIIOL. T. II. 40

texture ou dans la structure des éléments anatomiques, 1 n'y a de modification que dans la transformation des forces; ce n'est pas l'état anatomique qui s'est transformé, c'est l'état dynamique. Eh bien, des comparaisons analogues sont applicables aux troubles du système nerveux.

La névralgie faciale est souvent le résultat d'une infection (paludisme, syphilis), elle est associée au rhumatisme, à la goutte. Les causes locales agissent en un point quelconque du nerf : à sa périphérie (traumatisme, corps étrangers, carie dentaire, coryza*), sur son trajet (lésions des os et du périoste, tumeurs, anévrysme de la carotide interne), sur le ganglion de Gasser (cancer, exostose du rocher), sur l'origine bulbaire (ataxie locomotrice). Le froid, cause fréquente de névralgie faciale, atteint les expansions terminales du nerf ou provoque le gonflement du tronc nerveux et son étranglement dans le canal osseux du rocher. La névralgie est quelquefois le résultat d'une action réflexe (vers intestinaux).

Au nombre de ces causes, il en est une qui est fréquente et qui mérite de nous arrêter, c'est le paludisme. L'infection palustre a une prédilection pour le nerf ophthalmique. Bien des gens infectés par le paludisme, un an ou plusieurs années avant, sont pris sans avertissement, sans fièvre, de névralgies faciales qui ne sont autre chose que du paludisme larvé. La névralgie faciale reparaît tous les jours (quotidienne), tous les deux jours (tierce), avec une violence parfois terrible, douleurs intolérables, vomissements, prostration, sueurs.

Le diagnostic de la névralgie faciale est simple; son diagnostic paihogénique est important, car c'est lui qui doit guider le traitement. La durée de la maladie, s» marche et sa gravité sont subordonnées à la cause qum

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