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faciale ; la figure ressemble à un masque de cire, et les orifices naturels subissent un rétrécissement considérable. Les paupières sont rétractées et renversées, les ailes du nez sont amincies et aplaties; les lèvres sont diminuées de volume, et le malade, ne pouvant ouvrir ou fermer la bouche que très incomplètement, retient mal les aliments et la salive. Les troubles de mastication et de déglutition sont d'autant plus accusés que la langue et le frein de a langue sont quelquefois frappés de sclérodermie.
Aux membres, la gêne des mouvements est en rapport avec le siège et retendue de la sclérodermie ; les mouvements de flexion de Tavant-bras, les mouvements d'élévation du bras, sont très limités. L'afi'ection est beaucoup plus rare aux membres inférieurs.
La sclérodermie ne reste pas toujours cantonnée au tissu cutané ; la maladie atteint aussi les tissus profonds, et dans ces cas-là le mot sclérodermie n*est plus suffisant, on doit lui préférer la dénomination de trophonévrose disséminée (Uallopeau). Dans un cas de M. Bail*, la maladie débuta par les doigts, avec des troubles. analogues à ceux de l'asphyxie locale; puis la sclérodermie se déclara nettement, les membres inférieurs furent atteints, et il y eut même des troubles trophiques osseux ; atrophie de plusieurs phalanges, ankylose de certaines articulations. Vulpian* a rapporté une observation de sclérodermie avec atrophie et disparition de plusieurs phalanges; ces troubles trophiques n'étaient accompagnés ni de suppuration, ni de formation de séquestres. La malade observée par M. Hallopeau n'était pas seulement atteinte de sclérodermie, elle avait de plus des atrophies osseuses et des atropathies : « la muqueuse linguale, les muscles des lèvres et de la langue, et probablement aussi ceux de l'avant-bras, étaient atrophiés; dans tous les points où la peau était profondément
1. Comptes rendus de la Société de biologie, 1871, p. i3. a. Comptes rendus de la Société de biologie, 1871, p. 179.
atteinte, la couche graisseuse sous-jacente avait en grande partie disparu. »
On voit donc que la maladie décrite sous le nom de sclérodermie a les plus grands rapports avec Vhémi-atrO' phie faciale ; il y a même des cas * où Thémi-atrophie faciale n*était pas seulement limitée à la face et était accompagnée de sclérodermie sur d'autres parties du corps. Ajoutons encore que la sclérodermie a aussi quelques rapports avec Tasphyxie locale des extrémités, car elle a plusieurs fois débuté par les mêmes symptômes', et nous en conclurons qu'elle ne constitue pas une entité morbide bien définie.