Marie. Leçons sur les maladies de la moelle
fi[ALÂDIES DE U MOELLE ÉPINIËRE. 339
foyers ne siègent pas seulement dans la moelle (on en trouve dans le bulbe et même dans le cerveau); mais alors, suivant la localisation des lésions et suivant Ta spect symptomatique, Tafiection aboutit à l'hémiplégie cérébrale infantile, à l'idiotie, à Tépilepsie.
Les racines antérieures des nerfs sont altérées, plus altérées même que dans Tatrophie musculaire progressive. Quand on fait l'examen de la moelle, non plus au moment des lésions aiguës, mais un grand nombre d'années après la survie, le foyer de ramollissement est remplacé par une atrophie médullaire correspondante, atrophie qui ne s'arrête pas à la corne antérieure, mais qui atteint le cordon an téro-latéral, le cordon postérieur, et même la corne grise postérieure. Le foyer inflammatoire de l'état aigu est remplacé par un tissu fibrillaire de nature névroglique.
Cette paralysie atrophique de l'enfance a les plus grandes affinités avec Tatrophie musculaire progressive, avec la paralysie spinale aigué de l'adulte et avec la paralysie générale spinale antérieure. Ce qui pi'ouve raffinité de ces différentes affections d*origine médullaire, c'est que dans plusieurs observations on voit que les malades qui avaient eu dans leur enfance une paralysie atrophique, ont eu plus tard, étant adultes, Tun une paralysie spinale^, l'autre une atrophie musculaire progressive*, un troisième les trois maladies, un quatrième une paralysie générale spinale antérieure'. D'autres observations analogues ont été publiées^.
Traitement. — Dès que la période de régression commence, mais pas avant, il est nécessaire de faire usage des courants à intermittences éloignées ; c'est le traitement le plus rationnel et le plus utile. Ce traitement doit ôtre