‹ Manuel de pathologie interne. v. 3Chapitre 37 sur 198 · La Presse médicale^ 18 avrU 1896, p · texte numérisé non relu

La Presse médicale^ 18 avrU 1896, p

accidents fort graves, tels que la suppuration des cellules mastoïdiennes nécessitant l'application du trépan, l'envahissement des méninges (méningite otitique morbilleuse), l'infection purulente généralisée, avec abcès, ictère (Tousseau), broncho-pneumonie gangreneuse, pleurésie (Netter). Ces différentes complications peuvent survenir au déclin de la rougeole ou même après la convalescence.

La surdité complète est un des plus tristes reliquats de la rougeole. Chez les enfants au-dessous de trois ans cette surdité a comme conséquence désastreuse de provoquer la mutité. On peut dire que, sur 100 sourdsmuets, la surdi-mutité est due 25 fois à Totite des fièvres éruptives scarlatine, rougeole, typhoïde, et dans cette statistique la rougeole réclame la plus large part* (Loewenberg, Hermet).

Aux autopsies rapportées par Mûnchen, l'exsudat de la caisse était presque toujours purulent ou séro-purulent ; dans quatre cas, à côté de l'exsudat punilent existait un exsudât fibrineux. L'examen bactériologique de l'exsudat a montré tantôt la présence d'une culture pure de streptocoques, tantôt la présence de staphylocoques; l'exsudat de l'oreille après ponction de la membrane du tympan a donné les mêmes résultats.

Autres complications. — Les gangrènes et notamment les gangrènes du poumon, de la vulve et de la bouche (noma) sont des accidents qui surviennent à la suite de la rougeole surtout dans les hôpitaux d'enfants. 11 faut dire que ces accidents sont beaucoup plus rares aujourd'hui depuis que les règles de l'antisepsie sont rigoureusement observées.

La diphthérie, sous toutes ses formes, diphthérie pharyngée et laryngée, diphthérie cutanée, diphthérie maligne, est une terrible complication beaucoup moins fréquente à notre époque, grâce aux mesures prophylactiques et au traitement antiseptique.

Fièvres éruptives associées. — La rougeole et la scarla-

1. Hermet. Otite de la rougeole (Gonconn méd., 24 décembre 1887).

Une peuvent évoluer en même temps sur le même malade; l'association de ces deux fièvres éruptives sur le même sujet me paraît pouvoir être classée de la façon suivante . Tantôt les deux fièvres éruptives sont successives, c'est-à-dire que l'une commence quand l'autre finit; elles sont suhintraîiies, l'une commençant quand l'autre n'est pas encore terminée ; tantôt elles sont simultanées les deux paraissant évoluer presque simultanément. Suivant ces différents types, le tableau clinique est différent. La coqueluche est souvent associée à la rougeole.

Après avoir étudié l'évolution de la rougeole normale, les rougeoles anomales et les complications morbilleuses, passons au diagnostic :

Diagnostic. — Le diagnostic de la rougeole est souvent difficile à la période d'invasion; si tous les symptômes sont au complet, il n'y a pas d'hésitation possible ; mais si l'un de ces symptômes prend une importance exagérée, on croit avoir affaire à une laryngite, à un faux-croup, à une bronchite, à une entérite, à une grippe, alors que l'éruption vient quelques jours plus tard redresser Terreur.

Les éruptions morbill if ormes simulent l'éruption de la rougeole, témoin l'éruption morbilliforme de la variole (rasch), de la diphthérie, de la suette, de la rubéole, des roséoles ; mais la rougeole a pour elle les symptômes de la période d'invasion avec ses catarrhes ; c'est là un principe que je ne cesse de répéter à mes élèves : En face d'une fièvre éruptive, ce sont les symptômes de la période d'invasion, bien plus que l'éruption, qui donnent à la maladie ses caractères spécifiques. Néanmoins je reconnais que des cas difficiles peuvent se présenter, je vais les passer en revue.

Roséole syphilitique, — Au premier abord le diagnostic entre la rougeole et la roséole syphilitique a l'air fort simple. La roséole syphilitique apparaît six semaines à trois mois après la contagion ; c'est la plus précoce et la

plus commune des manifestations cutanées de la syphilis; elle est habituellement apyrétique, assez discrète; les démangeaisons manquent complètement, et, quand Téruption se fait en plusieurs poussées, leurs teintes diverses donnent à la peau un aspect particulier que J.-L. Petit avait nommé peau truitée, La roséole syphiUtique se présente sous deux formes principales, souvent associées : l'une est maculeuse, caractérisée par des taches rosées sans élévation, et disparaissant à la pression; l'autre est papuleuse, formée par des taches saillantes. Les taches sont rares aux membres et à la face, inconnues aux pieds et aux mains ; elles ne desquament pas.

Ces caractères semblent suffisants pour établir un diagnostic ; mais parfois la roséole syphilitique revêt des allures un peu différentes ; elle est confluente, morbilliforme (Bazin); elle est accompagnée de fièvre, d*érythème et de catarrhe pharyngo-laryngé avec raucité de la voix, et le diagnostic avec la rougeole mérite alors une sérieuse attention.

Roséoles médicamentetues. — Le copahu, le cubèbe, Tantipyrine, Fiode, déterminent parfois des éruptions morbilliformes qui ont pour caractère de débuter rarement par la face et d*étre habituellement accompagnées de démangeaisons : en cas de difficulté réelle, Tenquète étiologique suffirait pour éclairer le diagnostic.

L'empoisonnement subaigu par Yarsenic mérite d'arrêter notre attention, parce qu'il a bien des points communs avec la rougeole. Cet empoisonnement, ainsi qu'il résulte de nombreuses observations*, peut provoquer non seulement une éruption morbilliforme, mais encore du catarrhe des yeux, du nez, du larynx et des bronches qui simule les catarrhes de la rougeole. Aussi, en cas de doute, faut-il étudier avec soin les symptômes nerveux de l'empoisonnement arsenical (parésie, anesthésie, hyperesthésie) et rechercher l'arsenic dans les urines el dans les cheveux du malade.

1. Drouardel et Pouchet. Affaire Pantré-Beatutier, Paris, 1889.

Autres maladies. — Le diagnostic de la rougeole avec la suette rubéolique^ avec la roséole et la rubéole, ressortira de la description de ces différentes maladies.

Pronostic. — Reliquats. — La rougeole est par elfemême une maladie bénigne, mais les complications multiples que j'ai énumérées prouvent assez quelle peut en être la gravité. Une fois guérie, la rougeole peut laisser après elle des reliquats qui constituent, les uns une infirmité, les autres un danger redoutable. Au nombre de ces reliquats je citerai la surdi-mutité, la surdité, des troubles de la vision, la cécité, Tengorgement des ganglions des médiastins, la tuberculose pulmonaire.

Chez les sujets prédisposés et lymphatiques, la rougeole, par ses localisations aux yeux, au nez, aux oreilles, laisse après elle des blépharites, des ophthalmies, des eczémas chroniques.

Etiologie. — Quoique la rougeole puisse atteindce tous les âges, elle est néanmoins plus spéciale à l'enfance. On a cité des cas de rougeole congénitale, transmise au fœtus par la mère. La rougeole est rare dans la première année, elle atteint son maximum de fréquence chez les enfants de trois à cinq ans. Elle est épidémique et extrêmement contagieuse ; il suffit qu'un petit mori^l- !eux soit dans une réunion d'enfants pour qu'il donne la rougeole à dix, vingt, trente de ses petits camarades.

La période contagieuse de la rougeole débute avec la période d'invasion et dure jusqu'à la fin de Téruption*. Ce fait, que la rougeole est surtout contagieuse dès la période d'invasion, prouve que le germe morbilleux vient moins de la peau que des voies respiratoires (mucus nasal, mucus laryngo-bronchique). Le germe de la rougeole a peu de tendance à se répandre au loin; à quelques mètres de distance la rougeole n'est plus contagieuse. L'agent morbilleux présente encore cette parti-

1. Béclére. Contagion de la rougeole. Th. de Paris, 1882. — Sevestre. Clin, infant., Paris, 1889L

cularité de perdre rapidement ses propriétés pathogènes ; si un enfant morbilleux a quitté sa chambre, on peut faire entrer d'autres enfants dans cette chambre, dès le lendemain, sans aucune crainte. L'enfant qui est atteint d'une autre maladie générale ou infectieuse, fièvre typhoïde, diphthérie, scarlatine, n'est pas, comme on l'avait supposé, à l'abri de la rougeole; ces affections peuvent se développer simultanément*.

Une première atteinte de rougeole confère généralement l'immunité ; toutefois la rougeole peut récidiver à plusieurs années de distance, tandis que la rougeole ne rechute pas, comme la fièvre typhoïde, la rechute étant la reprise de la maladie quelques jours après sa guérison apparente.

L'agent infectieux de la rougeole est encore à trouver. Klebs a décrit en 1875 des monadines morbilleuses, mais il n'a pu les cultiver. Babès, de son côté, a trouvé dans les produits de sécrétions de la rougeole et dans les alvéoles pulmonaires de sujet ayant succombé à cette affection, de petits microcoques isolés, ou réunis deux à deux, ou disposés en chaînettes. Mais il est impossible de dire s'il s'agit de microbes indifférents ou réellement pathogènes. Les expériences tentées pour inoculer la rougeole n'ont pas donné de résultats positifs.

Traitement. — Dans les formes habituelles de la maladie, le traitement consiste en soms hygiéniques. La rougeole étant fort contagieuse, il faudra user pour les morbilleux des procédés sérieux d'isolement et de désinfection recommandés pour toutes les maladies contagieuses.

Dans le cas où la rougeole revêt la forme maligne, typhoïde, délirante, hypertoxique, j'ai préconisé et j'ai mis en usage avec succès le traitement par les bains froids. On trouvera aux bulletins de la Société médicale des hôpitaux, séances du 9 mai et 20 juin 1890, l'observation de

1. John Ces. Contemporanéité des fièv. érupt,, etc. Th. de Paris, 1877.

deux jeunes filles atteintes Tune et Tautre de rougeole qui semblait devoir être mortelle à brève échéance et qui furent manifestement guéries par les bains froids que je fis appliquer.

Dans l'un de ces cas, il s'agissait d'une jeune fille de 16 ans : la rougeole avait été régulière jusqu'au sixième jour. A dater de ce moment la température s'éleva jusqu'à 40,9, le pouls monta à 130 et 140 pulsations, la langue devint sèche et rôtie, les urines diminuèrent de quantité et le délire apparut. La dyspnée, l'angoisse et la prostration s'ajoutèrent à ces symptômes. C'est dans ces conditions que je donnai les bains froids ; six bains furent donnés en vingt-quatre heures, et le résultat, excellent du reste, ne se fit pas attendre.

Dans l'autre cas, chez une enfant de 10 ans, que je voyais avec Blache, la rougeole, dès la période d'éruption, prit des allures de malignité : agitation, anxiété respiratoire, 80 respirations par minute , 40 degrés de température , 140 pulsations, suppression presque totale des urines. Malgré un catarrhe bronchique intense, je conseillai les bains froids, et la médication, appliquée dans toute sa rigueur, donna le plus favorable résultat.

Je me crois donc autorisé à poser les conclusions suivantes :

1** Malgré les bains froids, l'éruption de la rougeole continue son évolution normale, on ne doit donc pas redouter a de faire rentrer P éruption » .

Chez la deuxième petite malade qui a pris sept bains froids dès le deuxième jour d'une éruption généralisée et presque confluente, l'éruption pâlissait légèrement pendant le bain, mais un quart d'heure après elle reprenait tous ses caractères et la desquamation s'est faite classiquement, à jour fixe, le traitement par les bains n'ayant enrayé en rien la marche de l'éruption.

2* Sous l'influence des bains froids, la sécrétion urinaire se rétabht, ainsi que c'est l'usage, toutes les fois

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qu'on traile par les bains froids les maladies infectieuses à forme grave, scarlatine, fièvre typhoïde, pneumonie, où la sécrétion urinaire tend à diminuer ou à disparaître. Le rétablissement de la fonction urinaire est un des agents les plus puissants de l'efficacité des bains froids.

5** Les bains froids ne semblent avoir aucune action fâcheuse sur le développement de la bronchite ou de la pneumonie morbilleuse, puisque la bronchite capillaire et la broncho-pneumonie, qui devenaient menaçantes chez la deuxième malade, ont cédé, malgré la continuation des bains froids, peut-être à cause des bains froids. La même remarque peut être faite pour les bronchites et pneumonies typhoïdes ; elles ne sont pas une contre-indication à l'administration des bains froids, et elles ne se développent pas sous l'influence des bains froids. Ce qui est préjudiciable, en pareil cas, c'est l'application d'un vésicatoire à un malade chez lequel la sécrétion urinaire est déjà fort amoindrie; aussi le vésicatoire doit-il être abandonné, au cas de pneumonie primitive ou secondaire, alors que la fonction urinaire est déjà compromise, qu'il y ait ou non albuminurie. Un cas de pneumonie grave à forme ataxo-dynamique que je viens de traiter efficacement par les bains froids, sans autre médication, m'engage une fois de plus à délaisser l'usage du vésicatoire dans des circonstances analogues.

En résumé, toute maladie infectieuse revêtant les formes graves, dites maligne, ataxo-adynamique, etc., qu'il s'agisse de rougeole, de scarlatine, de . pneumonie, ces maladies doivent être traitées par les bains froids. Ce traitement, qui jusqu'ici avait été presque exclusivement réservé à la fièvre typhoïde, doit être généralisé aux maladies infectieuses, dès que l'infection revêt certaines allures et une notable intensité ; les autres médications, les autres médicaments, tout utiles qu'ils peuvent être, me paraissent secondaires ; les bains froids en pareille circonstance priment toute autre médication.

La température du bain doit être proportionnée à la

nature et à Tintensité du mal ; mais en tout cas il ne faut pas se contenter de bains tièdes, il faut donner des bains froids, c*est-à-dire des bains dont la température oscille de 20 à 24^ degrés. On peut mettre le malade dans le bain à 24 degrés, et abaisser graduellement la température du bain à 23, 22, 21, 20 degrés, suivant les préceptes qu*on trouvera longuement exposés au sujet de la Oèvre typhoïde.

9 6. RUBÉOLE.

La rubéole est une fièvre éruptive plus fréquente en Allemagne qu'en France ; elle est contagieuse, elle sévit parfois sous forme d'épidémies, distinctes des épidémies de scarlatine et de rougeole, elle atteint aussi bien les individus qui ont eu, ou qui n'ont pas eu la rougeole et la scarlatine, et elle ne leur confère nullement l'immu* ni té contre ces deux maladies. Ces caractères nous engagent à admettre la rubéole comme entité morbide distincte.

Description. — La rubéole est une maladie du jeune âge, extrêmement rare chez l'adulte. On connaît mal la durée de sa période d'incubation; sa période d'invasion est nulle ou insignifiante, et la rubéole parait débuter souvent par l'éruption. L'éruption est parfois précédée d'injection de la conjonctive, d'enrouement, d'une petite toux sèche (comme la rougeole) et d'un engorgement des ganglions jugulaires et subauriculaires, signe qu'on a donné comme caractéristique de la rubéole, mais que j'ai noté également dans la rougeole. L'éruption envahit successivement le visage, le tronc et les membres, elle est polymorphe f morbilliforme, scarlatiniforme, maculeuse et papuleuse, discrète ou confluente, rare aux mains, aux pieds, au front, forte aux joues et autour de la bouche.

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L*éruption disparait après une durée de un à cinq jours ; elle laisse parfois une légère desquamation furfuracée. Les rechutes ne sont pas rares. Bien que le pronostic soit bénin, on a signalé des cas graves et des complications : broncho-pneumonie comme dans la rougeole, albuminurie et œdème comme dans la scarlatine.

D'après cette description, on voit que la rubéole ressemble pas mal à une rougeole atténuée, ou à une rougeole associée à la scarlatine. Doit-elle être confondue avec la roséole saisonnière décrite par Trousseau? Cette roséole, dit Trousseau, est une fièvre éruptive, quelquefois épidémique (Frank), probablement contagieuse, qui n*est en rien la rougeole modifiée, qui n'est pas accompaguée comme elle de catarrhe oculaire, nasal ou bronchique, et qui n'expose pas le malade à toutes les complications de la fièvre morbilleuse. Les symptômes de la période d'invasion durent deux ou trois jours (frissons, mal de tête). L'éruption diffère de celle de la rougeole, les taches sont plus pâles et plus distinctes les unes des autres; elles donnent lieu à de vives démangeaisons (ardentes et prurientes (Vogel) ; elles ne font aucune saillie et sont de courte durée.

Je pense, pour ma part, qu'il y a une roséole saisonnière, telle que l'ont décrite Frank, Vogel et Trousseau; il y a également une rubéole dont les caractères distinclifs ne sont pas encore nettement tracés ; il y a enfin des associations des fièvres éruptives (scarlatine et rougeole) qu'il ne faut pas confondre avec la roséole et avec la rubéole.

§ 7. SUETTE MILIAIRB.

Étiologie. — La mette, ou suetie miliaire, est une maladie infectieuse, endémo-épidémique, probablement d'origine microbienne, qui se manifeste par des sueurs

abondantes accompagnées d'éruption et de symptômes nerveux*. Elle n*est pas inoculable, elle est contagieuse; clic ne confère pas Timmunité, elle peut passer de la mère au fœtus, qu'elle tue ou qui nait vivant, et qui naitr dans des cas très rarement observés jusqu'ici, atteint de la maladie.

La suette atteint indistinctement tous les âges, elle apparaît à toute époque de Tannée, sous forme d'épidémies précédées de cas sporadiques qui sont comme les graines de l'épidémie. L'épidémie prend donc toujours naissance dans un foyer endémique qui parfois est presque latent, et de là, elle envahit des contrées qu'elle n'avait pas encore visitées. Quand la suette se développe dans une région qui n'en avait jamais subi les atteintes (région vierge et non vaccinée), elle y éclate avec une étonnante puissance de diffusion ; des centaines d'individus sont pris en même temps. L'épidémicité atteint son apogée en huit jours, puis elle décroit. L'extension des épidémies n'a point de règle; tantôt le foyer épidémique se localise à une région, tantôt il se diffuse un peu comme la grippe.

Dans ce siècle la suette a plusieurs fois sévi sur la France, les dernières épidémies sont celles de l'Hérault (1865) et du Poitou» (1888).

Description. — La durée de l'incubation peut être très courte : vingt-quatre heures, ou même moins.

On décrit à la suette miliaire trois périodes : invasion, éruption, desquamation.

Invasion, — La maladie débute quelquefois avec des prodromes, tels que malaise, céphalalgie, frissons, chaleur, accès d'oppression, vomissements, épistaxis, quintes de toux, mais habituellement les sueurs éclatent d'emblée comme symptôme de début. Ces sueurs sont si abon-

1. On ne peut actuellement classer cette maladie; elle n'a de rapport avec aucune autre maladie infectieuse ou toxique ; c'est avec let fièvres éruptives qu'elle est encore le mieux à sa place.

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