‹ Manuel de pathologie interne. v. 3Chapitre 39 sur 198 · N. Gu^neau de Mussy. Cl. méd., t. II, p · texte numérisé non relu

N. Gu^neau de Mussy. Cl. méd., t. II, p

moyenne cinq à sept jours. Pendant cette période les symptômes généraux perdent leur intensité, la fièvre tombe, puis commence la période de desquamation.

Desquamation. — La desquamation de la suette miliaire revêt plusieurs formes ; elle est furfuracée, ou en collerette (autour des vésicules desséchées) ou scarlatiniforme, à larges lambeaux épidémiques ; elle dure trois oU quatre semaines. A cette période apparaît la polyurie, véritable signe de guérison.

La maladie dure de sept à quatorze jours. La convalescence est habituellement longue et pénible, même dans les formes bénignes de la suette. La gravité de la suette varie suivant les épidémies et suivant les sujets; ici, comme dans toutes les maladies épidémiques, il y a des cas bénins et des cas graves, parfois aussi les symptômes du début revêtent une telle violence que la mort peut survenir dès les premiers jours au milieu d'accidents cérébraux, délire, coma (forme maligne précoce) ou à une période avancée de la maladie (forme maligne tardive). Dans quelques circonstances, des hémorrhagics apparaissent et doivent faire craindre un redoutable pronostic. Il n'est pas rare que la suette s'associe à d'autres maladies* fièvres paludéennes, fièvres éruptives, typhus.

Les épidémies de suette miliaire sont souvent précédées ou accompagnées d'épidémies de rougeole, de scarlatine; souvent même la rougeole et la suette paraissent être associées. Je dis (( paraissent », car dans la majorité des cas il s'agit non pas d'une association de deux maladies, mais d'une suette à ferme rubéolique^.

On ne confondra pas la suette miliaire, véritable entité morbide, avec les sudamina qui apparaissent à titre d'épiphénomène dans le cours de plusieurs affections.

La médication tonique est la mieux appropriée : l'usage de la quinine est indiqué si la fièvre prend des allures périodiques.

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