‹ Manuel de petite chirurgie (volume 2)Chapitre 20 sur 108 · Nouv. Dict. de méd., art. BRÛLURES, 1 IN · texte numérisé non relu

Nouv. Dict. de méd., art. BRÛLURES, 1 IN

CLLODION. re

prés les recherches de M. Roré, il v n, qui est parfaitement soluble dans

te collodion.

Dans les cas d'érysipèle, Guersant conseillait un collodies

contenant de l'huile de ricin dans la proportion de ? grammes pour 30 grammes. Enén, d'autres formules plas

wnt encore été données pour la fabrication du collmlion élastique par MM. E. Lauras ! et Lemoine?

En somme. toutes les fois qu'on aura affaire à ane plaie peu étendue, dont il est possible d'obtenir la réunion immédate. il faudra employer le collodivo, soit seul forme de bandelettes. Cette substance peut encore être utilisée lorsqu'il faut soustraire une solution de continuité petitr. wais profonde, au contact de l'air; comme par exemple dans certaines plaies pénétrantes des cavités articalaires on vise rales. Les chirargiens utilisent beaucoup le collodion :lans kes fractures avec plaie, pour préserver le forer de la fracture de l'action naisible de l'air et transformer ainsi la frartars ou verte en fracture fermée.

Dans le bat d'obtenir cette occlusion, on peat employer : la baudruche, dont on superpose un certain nombre «le couches qu'on enduit de collodion {Valettei: des bandelettes de linge imbriquées et imbibées de collodion: de l'ouate déposée en irès-minces couches successives sur les tissus préalablement enduits de collodion, et incorporée intimement avec cette snbstanceiGuyon). Nous eroçons cette derniére méthmle des plus faciles à utiliser et elle nous a presque toujours donné d'escellents résallats.

Ajontons que depuis longtemps déjà nous avons pr apprésier la valeur dn collodion, et en partiralierdueollodion ririné. pour locclusion 1les petites plaies auxquelles sont expos les étudiants en médecine, soit en disséquant, soit en faisaot des autopsies ou de la médecine opératoire.

I est un point, cependant, sur lequel on n'a pas assez ‘nsisté . c'est que les applications da eollmlien sont parfois mal

jusq

supportées et qu'elles déterminent de La ragrar mes phise-

élastique, beaucoup moi doit agir” par sa rétractilité. on pourra rerouvrir les 1égn- 1. Répertoire de pharmacie, 1852, 1. IX, p.

2 ee de mél. el de chir., 1564, t 4 pK) Acer san)

$ ®. — catapinemes.

Les cataplasmes, ou épithèmes, sont des topiques mous et humides. formés de poudres ou de farines délayées de manière à en faire une bouillie épaisse, et que l'on étale sur un linge, afin qu'ils puissent être appliqués à la surface des parties malades.

Les cataplasmes sont simples on composés: les premiers sont vrdinairement formés d'an liquide et de farine, etc.; les seconds sont le plus souvent des cataplasmes simples, auxquels on ajoute différentes substances plus actives, telles que des poudres, des solutions médicamenteuses, etc.

Le liquide est le véhicule; la substance qui doit donner au cataplasme sa consistance ‘est l'excipient; les médicaments sar-ajoutés sont dits accessoires: ces dernières substances n’appartiennent qu'aux cafaplasmes composés.

Le véhicule le plus communément employé est l'eau, soit simple, froide ou chaude; soit chargée de principes médicamenteux : gélatineux, toniques, astringents, narcotiques, etc. On emploie encore, mais trés-raremeut, comme véhicule le lait, le sérum, le vin, les huiles, ete.

L'excipient est, en général, composé de matières féculentes : telles sont les fa es de graine de lin, de riz, d'orge, de moutanie, la fécule de pomme de terre. Un fait encore usage, s de racines, cuites et réduites en pulpe ou bien crues et râpées: telles sont les racines de earotle, de guimauve, les rhizo-

nes de pomme de terre, les bulbes d'ail, d'oignon, de lis, ete,: soit de feuilles ou de tiges, écrasées ou cuites: tels sont le beccabunga, la etc.; enfin, on emploie aussi des pulpes de fruits; la pomme de reinette cuite, par exemple.

Les cataplasmes sont d'autant meilleurs qu'ils conservent plus longtemps l'eau qu'ils ont absorbée. Le liquide retenu par Ja viscosité de la pâte agit à la surface de la peau comme le ferait un bain continu, et l'effet du remède est d'autant plus efficace que cet état d'humidité dure plus longtemps.

Si certains cataplasmes ont besoin d'être préparés au feu, il en est quelques-uns auxquels le feu enlève leurs propriétés, par exemple ceux dans lesquels il entre des substances volafiles ou bien ceux qui contiennent des principes altérables par la chaleur. Dans tous les cas. il est toujours inutile de prolonger l'ébullition des cataplames ; lorsque les substances qui les composent sont suffisamment cuites, elles doivent Etre te-

CATAPLASMES. u

ppliqués à au ou entre deux linges. La manière de confection- 2r un eataplasme est très-simple. On choisit une piére de age un peu plus grande que le cataplasme que l'on veut - linge etant étalé sur une table, on verse sur le milieu te du cataplasme, on replie le linge sur lui-même et sur la te. puis avec les mains on fait glisser la pâte entre les deux mes de linge, ei, lorsqu'elle commence à s'étendre, on tire {lame de linge supérieure de manière à entrainer la pâte sec elle. Cette petite opération répétée pour chacun des côtés u cataplasme et la pâte régulièrement étalée, on obtient une ouche uniforme, qui doit avoir 2 centimêtres d'épaisseur eniron. Ou replie alors les quatre bords du cataplasme dlans ine étendue de 6 à # centimètres, et méme davantage, surtout i la pâte est trop molle ou le cataplasme trop grand : de cette sanière on fait une espèce d'encadrement qui empèche le «a aplasme de fuser de tous côtés.

Si l'en veut faire usage d'un cataplasme entre deux linges. n recouvre la partie restée à nu d’un linge fin, où mieux d'un rousseline ou d'une gaze très-claire. Dans tous les cas. il tire attention à ce que le linge correspondant à la face d'u être mise en contact avec la peau ne présente utures qui puissent déterminer des pre

ouloureuses.

Pour appliquer un catapla

e, il faut en prendre les deux , le tenir horizontalement, de peur que

er et nt soin de ne

s0rds oppo:

1e coule vers les parties iéclives ; puis le renve quer prompt aude, en à as Le traîner sur la région qu'on veut couvrir. Lorsque le cataplasme est trop grand, on le fait glisser sur à paume des deux mains, étendant les doigts aussi prés qu assible des bords; on le redresse ensuite en le mainte xé à l'une de ses extrémités par une main, tandis que | sance peu à peu vers l'extrémité opposée. Il ne lier le cataplasme sur lui-même, car la pâte, el ‘un côté à l'autre, pourrait se séparer inégalement lorsqu'on ient à le déployer. Si le cataplasine a besoin d'être lixé, quelues tours de bande faiblement serrés suffisent pour l'empéher de se iléplacer. pplication du eataplasme entre deux linge lus facile, car, n'ayant pas à craindre le € à pâte, on peut le plier sur lui-même.

On lève aisément un cataplasme en le saisissant par un de es bords et en le soulevant doucement. Si l'on voulait rouler

est beaucoup immédiat de

sur lui-même ou le ramasser par sa face externe, une portion de la pâte resterait sur les téguments. Dans tous les cas, si cel accident survenait, il faudrait enlever le reste du cataplasme avec une spatule.

Lorsqu'on a enlevé un cataplasme, il faut avoir soin que la partie sur laquelle il était appliqué et qui reste humide, ne soit pas brusquement refroïdie, aussi faut-il l'essuyer avec un linge sec.

Afin d'éviter leur dessiceation trop rapide et de maintenir plus longtemps leur chaleur, on entoure les cataplasmes d'un large morceau de taffetas ciré qu'on maintient par quelques tours de bande. On a employé dans le même but l'étoffe de gutta-percha, la toile de caoutchouc; enfin, MM. Mac-Ghie et Ÿ. Gauthier ont proposé l'usage d’un papier huilé imperméable.

1° CATAPLASNES ÉNOLUIENTS. — L'excipient de ces calaplasmes énéral composé de fécules ou de farines cuites, de ra-

nes où de feuilles de plantes mucilagineuses, de bulhes de véhicule est l'eau, le lait, les bouillons gélatineux

‘y met point d'accessoire, à moins qu'on

comme tels le beurre, l'axonge, que l'on élali

Un faitencore usage de cataplasmes émollients dans les afections inflammatoires des cavités splanchniquesenles appliquant sur les parois de ces cavités, au niveau des points douloureux. Les cataplasmes émollients sont aussi employés sur les plaies, dont ils modifient la surface en faisant tomber les eroûtes au-dessous desquelles le pus s’accumule, ou bien en diminuant l'irritation, qui, dans certaines circonstances, est assez grande pour arrêter la suppuration.

Les cataplasmes émollients sont quelquefois conseillés comme dérivatifs, lorsque, chez des personnes très-irritables, les sinapismes agissent avec trop de violence, ou bien lorsque la peau est enflammée, par exemple dans la variole.

Mais les cataplasmes émollients, quand leur application est trop prolongée, ont l'inconvénient d’affaiblir et d'ælématier les parties avec lesquelles ils sont en contact : aussi faut-il en cesser l'usage lorsque, appliqués sur les plaies, les ulcères, la surface de ceux-ci devient pâle et blafarde.

Les cataplasmes employés trop chauds déterminent souvent de petits boutons coniques. rouges à la base el suppurés à leur sommet. L'apparition de ces petits boutons est précilée et suivie d'une démangeaison parfois insupportable. Les mêmes phénomènes se manifestent lorsque l'on prolonge l'usage des cataplasmes, ou bien lorsque ceux-ci restent appliqués pendant un long espace de temps. On explique, dans ce dernier cas, la formation de ces petits boutons par

tion que cause la graine de lin devenue rance sous nffuence de la chaleur et du contact de la sueur ou du pus. n'est pas à l'huile de lin, dit Deschamps !, que l'on doit

er ces éruptions, car l'huile de lin n'a pas la propri

de se rancir; elle absorbe une grande quantité d'oxy perd sa fuiditéet ne devient pas soluble. Mais comme la farine de lin contient des substances qui peuvent s'altérer sous fluence de l'air humide.il est probable que l'huile, qui une grande quantité d'oxygène, met les mati etes autres substances dans des conditions favorables à leur érémacausie, et que c'est pendant celte modification que substances irritantes se forment. On observe encore ces petits boutons lorsqu'on se sert de farine de graine de lin trop ancienne ou qui a été avariée par son contact avec l'air. Pour éviter cet inconvénient, il faut done avoir soin de ne pas appliquer de cataplasmes trop chauds, et de les renouveler assez

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