‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 128 sur 152 · SCARIFICATIONS · texte numérisé non relu

SCARIFICATIONS

Les scarificationi présentent une très-grande analogie ancl«s mouchetures; je les place cependant dans un chapitre disliaÉti car il est important de ne pas confondre ces deux espèces d'o|iérations. Les premières sont de simples piqûres faites avec si instrument tranchant de manière à faire une incisioa très-peUie; les secondes, au contraire, pénètrent dans les tissus à des (vofondeurs qui varient avec les lésions auxquelles on vw^V^ remède, et ont une longueur qui est très-différente et toujort proportionnée à l'étendue de la maladie.

On fait des scarifications sur toutes les parties du corps it mèniesur les membranes muqueuses engorgées. Dans les énvpèles phlegmoneux, on pratique de larges incisions pour fe** évacuer une certaine quantité de sang et avorter rinflammatios: on fait encore des scarifications pour faire évacuer des liq^» infects accumulés dans l'épaisseur des parties sphacélées:ooi0 pratique sur les membranes muqueuses et la langue sorioot, p* diminuer l'engorgement inflammatoire. Toutes ces scarifie*^ doivent être fmlea av^^i te b\%V^un t^m eo cinquième po*»i

d'une profondeur et d'une longueur variables avec Tiiitensité et rétendue de la maladie.

Les scarifications qui sont pratiquées avec le scarificateur sont principalement destinées à déterminer Tévacuation d'une certaine quantité de sang. Elles ne sont que rarement employées seules ; on les fait le plus souvent saigner au moyen de ventouses, ^ous les décrirons plus loin (voy. Ventouses scarifiées).

Page 1