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BANDAGES PLEINS

avoir fait de celte maDiére deux circulaires ; puis un des globes sera conduit poor foire les récurrents qui aèrent fixés par l'autre globe dirigé circulairement, ainsi qu'il a été dit pour la cspeKne. Le bandage sera terminé par des circulaires.

Le bandage récurrent du moignon à deux globes est trèsrarement employé; il est long à appliquer» et il est le plus aoovent inutile, parce que le moignon, étant couvert par des compresses longuettes, n*a pas besoin d*uno protection aussi grande.

Les bandages récurrents desonoignons peuvent être très-iacî^ lement remplacés par le bonnet des moignons (voy. p. 46S).

S y. — Beateses pielM.

Les bandageê pltin$ sont faits avec des pièces de linge sans division : tous ceux qui sont faits avec de larges pièces de linge, mais avec des divisions, seront rangés dans les bandages corn* posés.

Le nombre des bandages pleins, que Ion décrivait dans les anciens ouvrages de pansements, était très-restreint ; mais Mayor a multiplié ces sortes de bandages : je dirai plus, il a proposé de supprimer tous les autres, et il ne se sert plus que d'un mouchoir, dont il a tellement généralisé remploi, que, selon lui, il peut toujours remplacer les bandages compliqués dont on fait si souvent usage dans les pansements.

La nouvelle méthode de déligation présente des avantages, tels que la possibilité de se procurer plus facilement un ou plusieurs mouchoirs qu*une bande, même de peu de longueur, la rapidité du pansement, la facilité avec laquelle les personnes, même étrangères à Fart, peuvent l'appliquer ; mais elle est fort souvent insuCQsante, ainsi que nous le dirons dans le cours de cet article.

Le défaut d^espace ne nous permet pas d'entrer dans de longs détails sur les différents bandages que Mayor peut faire avec le mouchoir; la règle à suivre poor ces divers pansements est toujours la même, aussi nous croyons inutile de nous y arrêter longtemps. Nous ne décrivons que les bandages pleins, anciens et nouveaux, qui présentent un avantage incontestable : puis ceux au moyen desquels le chirurgien de Lausanne croit remplir des indications qui sont à la vérité mieux remplies par les anciens appareils, mais qui peuvent être, selon nous , appliqués comme pansement provisoire.

Nous devons dire que Mayor a rendu un grand service à la chirurgie en faisant un véritable corps de doctrine de sa nouvelle

méthode déligatoire. Mais depuis bien longtemps les bandages pleins ont été employés comme ils devaient Tétre, c'est-à-dire faute de mieux, et pour attendre qu'un appareil convenable pût être appliqué. Chaque jour, en effet, on voit des blessés g- envelopper de leur mouchoir ou de tous autres linges pleins, soit pour arrêter Técoulement du sang, soit pour contenir de petites plan* chettes autour d'un membre fracturé, afin d*empècher les déplacements. Nul doute que les chirurgiens n'aient mis le même procédé en usage lorsqu'ils n'avaient pas sous la main ce qui était nécessaire, qu'ils n'appliquaient, dis-je, qu'un appareil provisoire. Si cet appareil provisoire remplissait bien les indications, s'il les remplissait toutes, sans doute on n'allait pas chercher ailleurs un appareil compliqué, gênant pour le malade, long à appliquer; et Gerdy, dans la première édition de son Traité des pansements (4 826, p. 146], c avait annoncé l'espérance d'une révolution désirable et salutaire dans la longueur des bandes et dans la complication des bandages. » Mais de là à ne voir que le mouchoir partout , à remplacer une bande d'un mètre par un mouchoir roulé en corde, il y a loin : aussi n'adoptons-nous qu*une partie de sa nouvelle méthode pour les pansements définitifs, une autre pour les pansements provisoires ; enfin, dans d'autres circonstances, elle est tellement défectueuse, que nous serons forcé de la rejeter.

Un des inconvénients du système de Mayor est d'avoir trop souvent recours aux nœuds qui blessent les malades : aussi doit-on avoir soin d'éviter de nouer les coins de son mouchoir sur des parties exposées à une pression même légère, et faut-il garnir la peau que recouvrent ces nœuds d'une ou de plusieurs compresses, afin d'éviter une pression souvent très-douloureuse.

Toutefois nous dirons que le livre de Mayor est très-bon à consulter, surtout pour un chirurgien qui pratique dans les campagnes, où il est très-difficile de se procurer des objets nécessaires aux pansements. .

Mayor n'a pas seulement changé la manière de faire les bandages, il a aussi changé la nomenclature ; il a supprimé les noms bizarres de chevestre, de spica, etc., etc. ; il a bien fait» car qui ressemble moins à un épi que le bandage croisé de Taine ? Les noms qu'il donne à ses bandages sont entièrement basés sur l'anatomie ; ils se composent en général d'un mot double. Il place en avant le nom de i'organe sur lequel doit s'appliquer le plein du mouchoir, après lui le nom de l'organe sur lequel les deux angles aigus que forme le mouchoir plié en triangle viennent se croiser : ainsi, il appelle le bandage plein de la tête, occipUo-fronial ou

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