CRAVATES
1U0; les deux chefc/condoils eo arant el en arrière, s'ontre- ÉMlsur répanle, et passant en avant et en arrière du cou, iJéuis parmi nœud dans Faisselle du côlé opposé (fig. 4 1 3). ÏMœad fait* dans Taisselleest très-gènant, aussi conseillons, i de garantir la peau avec une compresse épaisse.
Boas suffit de mentionner la cravate ordinaire destinée à tonir les topiques à la région du cou, ot qui remplace si tÎBgeusement le bandage circulaire du cou. nous reste à parler d^ quelques bandages fort ingénieux, à
desquels Mayor maintient les membres dans Textension et la flexion. Tels sont:
Cbatate g*kpo*cervicale. — Elle embrasse le carpe par sa
Fig. 114.
le moyenne -, ses deux exl remîtes nouées forment une anse qui
182 DES fti^NDAGES. ,
est reçue dans une anse semblable constituée pAt u&e seco&lft cravate dont le plein prend point d*appui sur la face postérienll du cou. Celle- ci maintient Tavant-bras fléchi sur le bras (fig. 41 {).
m. Cbavate taaso-rotuliinni. •— Par son plem elle eml la plante du pied, et est fixée à un lien circulaire dispoié a«UM^|
Fig. 115.
de la cuisse au-dessus de la rotule ; elle llécbit le pied suri jambe (fig. 115).
IV. Cravate tarso-pelvirnne. — Son plein embrasse ki de-pied, et ses deux extrémités sont fixées à un lien cir disposé autour du bassin ; elle étend le pied sur la jambÉH^!
CftÀVÀTES. I8â
fléchie la jambe sur la cuisse et la cuisse sur le bassin
Fiy:. 11 G.
Cbavate carpo-olécranienne. — Embrassez le poignet avec s deux chefs de la cravate ; conduisez celle-ci en avant en nt sur le bord externe du métacarpe, puis sur la face pal-
18ii DES BANDAGES.
maire; enveloppez complètement lès doigls en dedans, puis en arrière, puis en dehors, enfin en avant ; arrivé sur le bord interne du doigt indicateur, étendez fortement la main sur l'avantbras, fléchissez Tavant-bras sur le bras, et venez fixer l'autre chef de la cravate à la partie inférieure du bras, au-dessus de l'articulation du coude (fig. 11 7).
'Fi^r. 117.
Dans ce bandage la puissance de traction s'exerce sur la face palmaire de la main . On maintient donc la main dans Textensioii forcée; en exerçant la traction en sens inverse, c'est-à-dire sur la face dorsale, on tient la main dans la.ônion forcée.
Tels sont les bandages qui doivent, dans la méthode déligatoire, tenir le premier rang. Il en est une seconde série qui remplit assez bien les indications, mais dans laqueUft^les bandes sont préférables, à cause de la chaledirque produit l'épaisseur da mouchoir et de la gène que la pression détermine : tels sont les
CBAVATES. 185
Mages circulaires. Ils peuvent t^ire avanUi^cusoment remplacés par une bande, en général de peu de longueur, que l'on peut facilement se procurer. Toutefois les Imndages circulaires compressifs peuvent être faits avec un mouchoir, comme (Kinsoment provisoire, lorsqu'on manque des objets nécessaires au pansement.
Dans une troisième série, i.ous trouverons des bandages qui doivent être à peu près complètement rejctés : tels sont les 6afidages croisés compreshifs, les bandages unissants ; car, dans ces deux espèces, les indications sont si mal remplies, qu'il e.«t |)our ainsi dire impossible de les mettre en prati(|ue, et les derniers, surtout, sont tellement gênants, qu'ils no sauraient dans aucun cas être acceptés. Dans une plaie transversale des lèvres, doiton croiser les deux extrémités d'un mouchoir au-dessous du nez ; certes, il était difGcile d'imaginer un bandage plus incommode, car l'entrecroisement des deux extrémités du mouchoir forme au-dessous du nez deux grosses cx)rdes, dont les plis compriment d'une manière très-douloureuse, et qui bouchent presque complètement les narines. Quant aux bandages unissants appli(]ués sur les membres avec un mouchoir, ils sont un pou moins gênants, mais leur application est toujours très-pénible, et ils no réussissent pas aussi bien que les bandages invaginés.
Je ne parlerai pas du bandage unissant des plaies transversales du cou, formé par un mouchoir dont le plein est appliqué sur la tempe du côté sain, par un autre mouchoir dont le plein est dans le creux de Taisselle du côté malade, et réuni par des nœuds au niveau de la partie moyenne du cou ; il est trop insuffisant, car le moindre mouvement de flexion latérale du cou du côté malade le détruit complètement.
Il est des indications qu'on ne peut remplir, même do la manière la plus imparfaite, avec le mouchoir : ainsi il est impossible de réunir les plaies transversales, de faire un bandage compressif sur un membre, car nous avons vu que lorsque Ton faisait la compression, il fallait appliquer un bandage spiral depuis les extrémités; or il est de toute impossibilité de faire un bandage spiral convenable avec un ou plusieurs mouchoirs. Quoi qu'il en soit, ces bandages pewrênt toujours être appliqués provisoirement, mais ils ne peuvent rester longtemps en place; il faut se hû ter de faire un pansement définitif.
EnOny je rejette complètement la corde que Mayor fait avec un mouchoir ; il est beaucoup plus simple de prendre un cordon, ou même une corde ordinaire, aussi commune que le mouchoir.
Système déliffalolre de M. Usai (de Galllac):
M . Rigal [de Galllac) a imaginé un nouveau système de dffîgation chirurgicale qui se rapproche beaucoup du système de Mayor, en ce que les bandages sont exécutés avec des UngM pleins, mais qui en diffère essentiellement par la manière dont sont fixées les pièces de linge : tandis que les appareils dft Mayor sont maintenus avec des nœuds et quelqu^ois avjBC des épingles, ceux de M. Rigal le sont avec des tissus ou des fila de caoutchouc. « Cette combinaison, dit M. Rigal, a ravantagfi d*assujettir les pièces d'un pansement de manière qu'elles ne se dérangent jamais. En dépit des mouvements les plus variés d'un malade, le degré de compression déterminé par le chirurgien reste sensiblement uniforme ; le jeu de la mâchoire inféneore, celui de la cage osseuse du thorax, les inclinaisons diverses dû tronc, la flexion et l'extension alternatives des membres, toat cela ne change en rien les dispositions primitivement ét^lies. Ce mode d'appareil agit mieux que ne saurait le faire la main la plus habile et la plus intelligente.
» Nos linges sont presque toujours une fronde ou un triangle, sduf la calotte et la demi-calotte que nous croyons plus conve* nable encore pour tous les bandages de la tète.
» Le chirurgien doit établir une distinction importante entre les tissus élastiques. Les moins extensibles renferment dans leur trame le caoutchouc qui ne peut être isolé fil à 01. Les plus extensibles se composent des brins susceptibles d'être parfilés comme la charpie; les meilleurs brins sont ceux dont 1 enveloppe, la gaine, est la plus lâche (1).
» Pour maintenir un linge plein avec ces sortes de cordages, il faut trouver des appuis, des points d'antagonisme. Un regard jeté sur le corps humain les fait découvrir à l'instant môme. Le menton, pour le sinciput; le sinciput et la nuque, pour le bas du visage. Une aisselle, pour l'aisselle du côté opposé ; l'une ou l'autre pour infléchir la tète à droite ou à gauche ; toutes deux pour e» maintenir la rectitude; toutes deux encore pour soutenir \e$ bandages appliqués sur le thorax. Ensemble elles empêcheront un appareil d'obéir aux tractions dont le point d'appui serait donné par des sous-cuisses. L'arrêt fourni par la jonction des extrémités pelviennes avej le tronc sera utilisé en sens invente.
9 Parlerai-je des membres supérieurs et inférieurs..., de9
(i) Bulletin de V Académie de médecine, i. IV, p. 208,
BANDIGBS 08 U TÊTE. 187
i[i6ttoarceft que préMotent le coode, le genou, le talon, le cou-
Qt^-pied et les interdigitatîoDft de la œain ou du piod? Non, une
tembJable énumération est inutile pour le chirurgien qui aura
compris le principe, inutile pour celui qui ne le concovrait pas.
le premier saura désormais tirer parti do toutoi les saillies pour
mtrtOner un point vers on autre, |)Our iouUnir^ pour comprimer^
poor étirer. Au bescnn, il saura se créer des rèsistanceâ à Taide
ds pièces de sparadrap configurées selon les indications posées
dans son esprit, en empruntant des étais à des attelles, à un
liège, à la charpente d*un lit. Le second aura sous la main des
richesses dont il ignore la valeur et que jamais il ne saura mettro
à profit (4). >
A U place du mouchoir, qui, d*après l'expression de M. Rigal, donne idée du meilleur bandage applicable à une infinité de cas, mais qui présente des plis et des godets qui facilitent le déplacement des pièces d*appareil, M. Rigal consoillo des linges pleins déformes variées; ils sont très -pou nombreux, bien cousus et parfaitement établis pour trois tailles, grande, moyenne eip^'tHe; ils abrègent les pansements, seront lessivés sans se partilcr.
Les liens élcutiquet forment des anses ou des ceintures, d'uu* très fois sont croisés en X, sont convertis en Y pur un nœud, enfin sont disposés cx)mme un lacet.
Les principaux bandages exécutés par M. Rigal sont les suivants.
1" Ikmdagcs de lu tiMc.
a. La calotte ou le bonnet grec, béant en arrière et lacé avec des fils élastiques.
Le lacet peut être passé dans des œillets à point do boutonnière, ou formés de méf^I et fixés comme ceux des corsets. Il est facile de substituer aux œillets un moyen beaucoup plus simple : une séné de simples rubans de fil peut être cousue à plat de chaque côté des bords de la fente, do manière ù former des anses dans lesquelles on engage le lacet, que l'on peut ainsi serrer et desserrer à volonté.
Nous ferons encore remarquer qu un simple serro-lôte de toile fendu en arrière peut parfaitement remplacer la calotte grecque.
M. Rigal décrit encore la demi^calotte qu'il place en avant, en arrière et sur les côtés.
(1) Bulietin de i' Académie, t. IV, p. 209.
Le déplacement de la calotte et de la demi-calotte peut être prévenu par un mouchoir plié en triangle ou en cravate, dont le plein est appliqué à la région sincipitale et les deux extrémités sont nouées sous le menton.
L'appareil que nous décrirons plus loin sous le nom de /rowb du berger peut également fixer la calotte. S'il a ravantaged» laisser à la mâchoire inférieure tous ses mouvements, il a l'ittconvénient de ne pas maintenir aussi solidement la calotte ap^^ quée sur la tête.
b. La capeline simple, — Elle est formée avec un mouchoir plié en deux longitudinalement ; la partie moyenne est placée sv le milieu du front, les deux chefs sont ramenés sur les parti» latérales de la face et fixés sous le menton ; l'angle formé audessus du front est replié en dessous et fixé avec une épingle.
Vis:. H 8.
c. La capeline fixe. — Elle se compose d'un mouchoir pliél triangle. Le milieu de la base du mouchoir est placé surleroï du front ; les deux chefs pendent sur les côtés des joues; sommet est dirigé vers la nuque. Les deux angles qui se troir formés de chaque côté des deux chefs sont repliés et fixés l des épingles. Les deux chefs sont amenés sous le menton, y i entrecroisés et fixés de chaque côté à la région temp