‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 44 sur 152 · BANDAGES DU MEMBRE INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

BANDAGES DU MEMBRE INFÉRIEUR

1086 qu^il forme en arrière un autre lien élastique dont 5 sont fixés en C, à Tangle de réunion des deux angles de do mouchoir (voy. fig. 1 27, qui représente le bandage a face postérieure; la figure 1^6 représente le bandage a face antérieure).

ceinture du ventre. — Elle est formée par un mouchoir ravate et dont les extrémités sont passées dans un anneau I, ramenées sur elles-mêmes et fixées avec des épingles a*ps du bandage, à une dislance convenable.

4® Bandages du membre inférieur.

'angle du grand trockanter. — Il est formé par un mou- ') en triangle : le plein est appliqué sur la région de la les angles de la base sont fixés autour de la partie infé-

Tabdomen ; les deux angles qui forment le sommet sont un de Tautre par le haut de la cuisse et sont réunis Tun à la partie interne du membre (fig. 128). ndage de la jambe: — Il est formé par un mouchoir plié le : la base du triangle est placée autour du genou ; les les de la base sont noués dans cette région ; les deux lu mouchoir, qui forment la base du triangle, coule bas de la jambe et sont nouées au-dessus des mal-

kb

c Bandage du pied, — Le pied est placé au cen Ire du triangle, -i^ la pointe tournée vers le sommet qui est ramené sur le dos dtt b. ^ pieid ; les deux pointes de la base du triangle sont relevées et se • ià^ croisent sur le cou-de-pied en embrassant la base de la jambe et «^ sont fixées sur le devant du pied. ot

M. Rigal (de Gaillac) conseille encore les cordons élasticpies ^ dans des appareils de pansement autres que ceux que nous yb* ^^ nons de passer en revue : c'est ainsi qu'il les recommande poàr '^ fixer les sondes dans la vessie. 11 propose de substituer aux la- ^ nières de laine ou de soie des tourniquets hémostatiques, des lanières de tissu élastique ; il propose encore les liens élastiques pour Textension et la contre-extension dans les fractures. Nous verrons plus loin que cette idée a été fécondée par M. Garlel, qui a imaginé des lacs extenseurs et contre-extenseurs fort ingénieux (voy. Appareils de [raclures) (I).

§ 8.— Bandages Invaglnés.

Les bandages invaginés sont formés d'une bande percée de trous dans lesquels on fait passer un nombre égal de chefs taillés à l'extrémité de la môme bande, ou à l'extrémité d'une autre bande. Il y a donc deux espèces de bandages invaginés : la première, bandage invaginé à une bande , est employée pour réunir les plaies longitudinales; la seconde, bandage invaginé à deux bandes, est employée pour réunir les plaies transversales; pour rapprocher les fragments écarlés des os, la rotule, l'olécrâne par exemple ; pour réunir les deux bouts du tendon d'Achille rompu, etc.

1° Bandage unissant des plaies longitudinales, ou invaginé à une bande.

Pièces du bandage, — Prenez une bande dont la largeur dépasse un peu la longueur de la plaie, et dont la longueur soit telle qu'elle puisse faire plusieurs fois le tour du membre blessé. Taillez sur l'une de ses extrémités des chefs larges d'environ 3 centimètres, et assez longs pour faire les trois quarts de la circonférence du membre ; placez la bande autour de la- partie où elle doit être appliquée, et marquez l'endroit où elle rencontre la racine des chefs ; pratiquez dans ce point autant d'ouvertures

(1) Nous devons à l'obligeance de M. le docteur Debout^ rédacteur du Bulletin de thérapeutique, les figures qui représentent le systèoie déligatoire de M. Rigal.

BANDAGES INVAGINÉS. 199

7a de chefs, et prolongez les boutonnières du côté de ces in. Ou peut encore faire des ouvertures à une distance des igale à leur longueur. D^ailleurs, peu importe le point où ifertures seront pratiquées, pourvu que la distance entre âne des chefs et Touverture ne soit pas plus grande que la iCérence de la partie qui doit être entourée. Il faut, en , deox compresses graduées dont l'épaisseur sera en raison profondeur de la plaie (fig. 4^8).

plioaUon, — Pour appliquer ce bandage, on place sur les de la plaie les compresses graduées, d'autant plus loin que te sera plus profonde; on portera ensuite le plein de la

Fig. 129.

Qlermédiaire aux chefs et aux boutonnières sur la partie ) à la solution de continuité ; on ramènera les chefs et les res vers la plaie, puis on engagera chacun des chefs mverture correspondante. On fera des tractions en sens plus ou moins fortes, afin de ramener les bords de la i contact, puis on fixera le bandage en enroulant le reste

de la bande; il est bon, pour donner plus de soKcyté, d chacun des chefs avec des épingles. Si le bandage dev très-serré, on appliquerait un bandage spiral depuis Te» (lu membre jusqu'au niveau de la^ plaie; il vaudrait môitt appliquer ce bandage spiral auparavant, jusqu'au nivea plaie, faire tenir la partie de bande qui resterait par i appliquer le bandage unissant, et continuer les tours c jusqu'au-dessus du bandage.

Le bandage invaginé fpiral de Gerdy diffère un peu cèdent. Au lieu d'une large compresse dont on est oblij servir lorsque la plaie est un peu longue, on prend un roulée à deux globes, large de quatre travers de doiiit; le plein intermédiaire aux doux globes sur la partie o] la plaie, on ramène les deux globes au niveau de la pla perfore un des côlé^ de la bande. On engage ensuite la travers l'ouverture qui a été pratiquée ; ( les deux globes vers le côté opposé à on les entrecroise en arrière, on les eu avant, où l'on fait une seconde ouvert! qu'il a été dit tout à l'heure ; on continue Fie 130 ^"^^ ^® bandage de la sorte jusqu'à < plaie soit entièrement couverte, et Toi la bande en faisant des tours despire (fig. 1 30).

2° Bandage unissant des plaies transversales, ou invag à deux globes.

Pièces du bandage. — Prenez : 4 ** deux bandes non longues de 60 centimètres environ et d'une largeur é longueur de la plaie ; 2° deux bandes roulées à un gk des bandes non roulées doit être divisée à l'une de ses e: en chefs de 3 centimètres de large ; l'autre bande doit \ près de son extrémité des ouvertures en nombre égal.

Application, — Pour appliquer ce bandage, on fix mière bande non roulée inférieure au moyen d'un bandaj et afin qu'elle ne soit pas entraînée en haut par les qu'on est obligé de faire pour rapprocher les bords de il est nécessaire de la replier sur elle-même une ou fois par-dessus les tours de spire qui ont été fails pour tenir en place. Lorsque le bandage spiral est arrivé au i la solution de continuité, on fait tenir le globe par un fixe la bande non roulée supérieure de la môme manièi lant de la partie supérieure vers la partie inférieure, i

BAUDAGfcS INVAOINÉS. 201

ft de la solution de coDlinuité, on engage les chefs qui ont été inr rone des deox bandes dans les ouvertures pratiquées nire : cela Mt, on tire sur les deux extrémités de la trâtode n^procher les lèvres de la plaie, et Ton fixe le bandage en Alla bande inférieure sur la pariie supérieure, et récipio-

Fig. 131.

t. Il est bon, afin que le bandage soit plus solide, do les deux autres extrémités dos bandes non roulées, comme vons conseillé pour les deux exlrémités qui ont élé fixées

par les tours do spire au commencement de l'applicatiott di

bandage (fig. 131).

Si la solution *de continuité était trop profonde, il fandnl appliquer sur les bords de la plaie deux compresses dont répaisseur serait en raison de la profondeur de la bl(

Usages, — Les bandages invaginés sont peu employés demi traitement dos plaies ; le bandage des plaies longitudinales être très-avantageusement remplacé par des bandelettes natives. Quant au bandage des plaies transversales, il estmôH actif qu'on ne pourrait le croire d'abord ; il se relâche facilemenl, gêne beaucoup les malades, et si la position et les bandeleM étaient insuffisantes pour rapprocher les bords de la plaie, I faudrait faire quelques points de suture qui réuniraient beauttUf plus solidement et permctiraicnt de surveiller le travail deck* trisation.

Le bandage unissant des plaies transversales est surtout ployé dans les cas do fracture de la rotule, de rupture da teadi d'Achille, etc.

§ t. - LIenii.

Les liens sont de simples cordons ^destinés à maintenir U sondes dans la vessie, les pessaires dans le vagin, etc.; qirf quefois on désigne sous ce nom les sous*cuisses des bandagtf herniaires. Nous n'avons pas besoin de nous y arrêter, leurapfi cation étant toujours subordonnée à l'instrument qu'ils dol?ii maintenir.

M. Rigal (de Gaillac) fixe avec des liens élastiques les lingl pleins dont il se sert pour faire ses bandages : nous en a^ parlé plus haut en décrivant son système déligatoire.

Les appareils de fractures sont maintenus par des rubans portent également le i. jm de liens (voy. Appareils de fraci EnGn, dans les cas de luxation, on applique des appareils sifs et contro-extensifs qui sont encore désignés sous le nomi ' liens.

Nous ne pouvons décrire ici tous les moyens qui ont été j^més pour faire Textcnsion et la contre-extension dans lesli lions, il nous suffira de signaler ceux qui sont le plus appliqués. Tantôt la main des aides ou du chirurgien est santé ; tantôt on se contente d'embrasser le membre ai d'une articulation avec un nœud coulant ou une cravate cr ^fig. 4 32), ou d'embrasser le tronc, l'aisselle, l'aine, par œm viette ou par un drap plié en cravate. Ces moyens sont les

LIËKÉ. SOS

M, 9 n'est pas besoin de description pour les faire comte. Signalons oqiendant on point qui n*est pas sans impor- Lorsque Van foit la contre-extension sor Taisselle, le lac iaie sortoat les deux bords de cette région, savoir, en a^ant de grand pectoral, en arrière le muscle grand dorsal. Les onb de ces moscles supportent tootreSbrt, jusqu'à ce que aance ait été assez grande pour les déprimer, et mettre le lo lac en contact avec les tissus du fond de Taisselle.

Fig. 132.

îulemont co moyen cause une douleur parfaitement inutile,

jncore la pression exercée sur les muscles apporte aux

>menls un ob.-tacle qui peut empêcher de conduire lo bras

a direction qu'il est nécessaire de lui imprimer ; aussi est-il

B combler la cavité axillaire à Taide d'un tampon d'ouate,

iTpie, de filasse, avec une grosse éponge sèche, etc. , avant

cer la contre-extension (fig. 4 33).

pplicalion des lacs extensifs mérité de noas arrêter un

it.

t efibrts d'extension, on le sait, sont souvent très^considé-

20/i DES BANDAGES.

rables, puisque dans certaines circonstances on est forcé de faire Usages de moufles. Il faut se rappeler en outre que le point d'appui de Textension doit être pris sur une saillie osseuse, sur le poignet, le coude, le pied, par exemple. Si donc une preswm considérable doit être exercée sur un point limité, il peut en lï* sulter de la douleur, des excoriations et même des eschares. Il faut alors s'attacher à étendre ce point d^appui sur la plus large surface possible. On sait encore que la traction doit seule être ' faite parallèlement à l'axe du membre, placé par le chirurgien dans une direction déterminée. Si donc on se contentait d'un simple nœud coulant , la traction serait très-forte d'un côté et beaucoup moins considérable du côté opposé. Pour obvier à ces inconvénients, on fixe les lacs extensifs de la manière suivante : Le moyen le plus simple, mais que Ton est loin d'avoir toujours à sa disposition , est presque exclusivement réservé pour le* appareils à moufles. La région sur laquelle doit porter Textensioii

est embrassée par un bracelet parfaitement rembourré et fermé par des courroies qui s'engagent dans des boucles , de sorte que Ton peut donner au bracelet un degré de constriction convenable. Des anneaux attachés à ce bracelet reçoivent les lacs extenseurs.

Mais, nous le répétons, on n'a pas toujours à sa disposition un

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