IV. — Appareil de M. Laugier (papier et amidon
• Il consiste en une série de bandelettes de papier, taillées et disposées comme les bandelettes de l'appareil de Scultet; elles s'appliquent de la même manière que ces dernières ; elles sont imbibées d'une pâte d'amidon. Afin de donner à cet appareil une résistance suffisante, deux, trois et môme quatre couches de bandelettes doivent être superposées.
Michon appliquait cet appareil dans les fractures en voie de consolidation, lorsqu'il n'y avait plus à craindre d'accidents, et lorsque la fracture n'avait plus besoin d'une surveillance active, soit du vingtième au vingt-cinquième jour. Au lieu d'amidon, il se servait de la solution de dexlrine préparée comme nous le dirons plus loin.
Cet appareil cause de grandes démangeaisons aux malades; aussi, avant de l'appliquer, est-il utile d'entourer le membre de compresses, afin d'éviter le contact immédiat du papier avec les téguments.
Quel que soit le liquide agglulinalif dont on se serve, il ne faut pas qu'il soit trop clair ; car il imbiberait le papier, qui alors ne serait pas assez résistant et se déchirerait entre les mains du chirurgien : par la même raison, l'appareil doit être appliqué aussitôt qu'il est préparé. Pour prévenir le raccourcissement du membre pendant que l'appareil est encore humide, il faut con-
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damner le malade à une immobilité absolue, et exercer l'extension sur le pied et la contre-extension sur le bassin. M. Laugier se sert quelquefois d'attelles provisoires.
§ 3, — Appareil dcxtriné do Vcipcau.
Pour consolider ses appareils, Velpeau utilisait la solution de dcxtriDG
Les quantités de dextrine que Yelpeau employait dans ce but sont les suivantes : pour une fracture de cuisse, 500 grammes- pourunefracturedejambe, 300 grammes; pour une fracture de bras ou d'avanl-bras, 200 grammes; pour envelopper une articulation, 75 à 100 grammes (1).
La solution de dextrine se prépare avec : dextrme 4 00 parties; eau-de-vie camphrée, 60 parties; eau chaude, 50 parties. La dextrine est mise dans un vase ; on ajoute peu a peu 1 eaude-vie camphrée, que l'on môle intimement a la dextrine jusqu a ce que ce mélange fasse une masse assez résistante, après quoi on verse le reste de l'eau-de-vie, qui doit donner a cette pale la consistance du miel ; puis on ajoute un peu d f^J^^e f on^^ on augmente petit à petit la quantité jusqu a ce que la dextrine aU Spect d'une bouillie un peu claire d'une belle couleur ambrée. On n'oubliera pas que la pâle doit toujours être agitée quand on ajoute de l'eau, afin que le mélange soit bien intime et q^il n'y ait pas de grumeaux qui nuisent a la solidité et a la régularité du bandage. ^oU^nnî, Une bande roulée est imbibée sur une de ses faces, celle qui. doit être à l'extérieur du bandage, d'une couche mince de dex-^ trine Félix Darcet a imaginé pour cet objet un petit appareil 1 anigue à celui dont se sment les teinturiers pour plonge leurs "toffes dans le bain coloré; mais il est mutile Le proced dont on fait habituellement usage est -lui-ci : un a> e F globe de la bande, ledéroule d'une main, F^^ant que de au re^ fl étale avec une petite éponge une couche min e de jextr me sur une des faces de la bande ; le chirurgien roule la bande â. mesure qu'elle est couverte de la substance aggutmat ve-
Vebeau recommande d'exprimer avec som lexctdant aui méÏÏe qui mouille inutilement la bande, afin que la dessicca- ^^otS aussi rapide que possible. Cette manière de faire estt
(1) Velpeau, Leçons orales de clinique chirurgicale, t. Il, p.