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APPAREILS IMPERMÉABLES

VIII. — Appareils imperméables de Mitscherlich et Hergott (1).

Les divers appareils plâtrés sont d'un emploi très-fréquent dans les fractures et f articulièrement dans les fractures compliquées, maisils ont un assez grave inconvénient, c'est que le contact répété des liquides les altère, aussi s'esl-on efforcé de parer à celle cause de destruction en cherchant à les rendre imperméables, à l'aide d'enduits spéciaux.

Mitscherlich (2) a plus particulièrement recommandé diverses substances pour imperméabiliser les appareils plâtrés, ce sont les solutions éthérées et alcoolisées de plusieurs résines. Parmi les résines qu'on peut employer, il faut citer celles de copa',. de dammar, la gomme-laque, «te. ; on en fait des solutions dans l'alcool ou l'éther (Langenbeck).

M. Hergolt (3) a utilisé le vernis copal et le vernis térébenthine. Enfin, dans la guerre du Schleswig-Holstein, on se serait servi d'une solution alcoohque de cire et d'une solution éthérée de résine de Damas.

Follin (4) a employé avec assez de succès la dissolution éthérée de résine do dammar préconisée par Mitscherlich ; il suffit d'en imbiber l'appareil plâtré sec à l'aide d'un pinceau, et de revenir l'iusieurs fois sur le même point, afin que l'infiltration soit bien complète, cr Le malade, lorsque la solution éthérée a pénétré jusqu'à la face profonde de l'appareil, éprouve un sentiment de fraîcheur qui indique bien la pénétration du soluté de la résine » (Follin.)

Quant à la solution concentrée de silicate de soude qu'on utilise dans la construction des maisons, elle s'emploie de la même façon que la résine, et donnerait même de meilleurs résultats.

- (1) E. Gallet, thèse de Strasbourg, 186i, n" 790, 2" série.

(2) Arch. fur klinische Chirurgie, t. I, p. Zi56, et t. II, p. 585.

(3) Soc. de chirurgie, 3 mai 1865. Ce chirurgien se sert de gouttières plâtrées faites avec une sorte de toile d'emballage assez fine qu'on plonge dans le mélange d'eau et de plâtre. '

{II} Traité de pathologie externe, t. II (Fractures).

APPAREILS DE FRACTURES

§ 5. — Appareil do M. !.. naiiion, de FrcHnay (gélatine et alcool).

M. le docteur Ilamon, de Fresnay, a proposé l'emploi d'un appareil amovo-inamovible confectionné avec la gélatine dissoute dans l'eau. On ajoute à cette solution une certaine quantité d'alcool pour faciliter l'évaporation de l'eau, et partant, la solidification du bandage.

Voici d'ailleurs la formule de sa solution :

Gélatine concassée 200 grammes.

Eau liO —

Alcool 100 —

La solution de gélatine s'effectue à une douce chaleur, et l'on n'ajoute l'alcool qu'au moment de se servir de la préparation. Vu la dessiccation assez rapide de son appareil (une heure et demie environ), l'auteur n'emploie ni les attelles dites de précaution, ni celles de renforcement ; il lui a toujours suffi de deux couches de bandelettes superposées et successivement gélalinifjées pour obtenir un bandage qui ne tarde pas à acquérir une grande solidité. Du reste, on peut augmenter le nombre des couches de bandelettes sans inconvénient.

Pour transformer cet appareil solide en appareil amoyo-inamovible, M. Hamon le coupe en deux valves, et pratique à l'emporte-pièce, à un ou deux centimètres des bords de chacune des valves, une série d'œillets symétriques, dans lesquels il passe un

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' Si l'appareil devient trop lâche, il est très-facile d'enlever le bandage, de renouveler les garnitures, d'en augmenter l'épaisseur dans tel ou tel point, puis de le remettre en place. Il est encore plus simple de desserrer l'appareil, s'il en est besoin.

Pour préserver cet appareil contre l'humidité, M. Hamon conseille d'enduire le bandage avec un vernis gras, qui, tout en le rendant imperméable, ne lui fait rien perdre de sa souplesse m de sa flexibilité. Nous devons ajouter que ce moyen n'est que conseillé à priori par l'auteur, et qu'il ne l'a pas encore expérimenté (1).

(1) Gasetle des hôpitauco, 1803, p. 203,

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