COLLYRES
Les collyres sont des médicamens destinés pour les yeux ; ils sont secs, mous, liquides, ou h l’état de vapeurs. Les collyres secs sont toujours des poudres très-fines que l’on souille dans l’œil, en les introduisant dans un tuyeau de plume percé d’un petit trou à l’une de ses extrémités. C’est par cette ouverture que l’on l'ait sortir la poudre en soufflant par l’autre. L’alun, le sucre, le sulfate de zinc, les os de sèche sont les collyres secs les plus usités. Toutes ces matières doivent toujours avoir été réduites, par la porphyrisation, en une poudre impalpable.
Les collyres mous sont presque toujours des onguens ; on les destine surtout aux maladies des paupières. La nature des collyres liquides est infiniment plus variée : ce sont des décoctions, des eaux distillées , souvent avivées par des matières salines ou des liqueurs alcooliques.
Les collyres en vapeurs sont des gazon des vapeurs, à l’action desquels on expose les yeux. Les collyres en vapeurs, dont on fait le plus communément usage , sont l’ammoniaquo liquide et le baume de Fioravcnti; on en verse un peu sur la paume de la main ; on l’étend sur les deux mains ,
et on les approche des yeux , de manière à les couvrir sans les toucher.
Collyre opiacé.
if Eau de roses J jj.
Gomme arabique O 6-
Opium de Rousseau gîtes, vj.
Mêlez.
Collyre de sulfate de zinc.
if Sulfate de zinc 3 j.
Eau de roses it ij.
Alcool H aa° ^ j.
Poudre de Lcayson.
(Leayson s’odorans podwer).
Elle est composée suivant l’analyse qu’en a faite mon estimable ami Henry fils , de
if Bol d’Arménie 5.
Charbon ( noir de fuince) 2.
Chaux éteinte 6,5.
Sel ammoniac 4,5.
Girofles o,i.
Eau 2.
Pour obtenir ce médicament pareil !t celui préparé par son auteur, on introduit d’abord dans le fond d'un rase une certaine quantité de chaux éteinte colorée parle charh n , puis on ajoute le sel ammoniac et une proportion de chaux.
puis enfin on recouvre le (oui par le resle de la chaux mêlée à l’argile ferrugineuse ef au charbon. On verse sur la poudre un peu d’eau, et l’on bouche avec soin.
Le bol d’Arménie ne sert qu’à colorer la poudre.
Pierre divine.
If. Sulfate de cuivre
On pulvérise les sels, et on les fait fondre dans un creuset à une douce chaleur, de manière à leur faire subir la fusion aqueuse sans les décomposer. On y mêle du camphre en poudre ; on laisse refroidir, et on casse le creuset pour retirer la masse ; ou bien on la coule, tandis qu’elle est encore fondue, sur une plaque de cuivre. On dissout un gros de pierre divine dans un litre d’eau pour avoir un collyre liquide.
Alun
Nilrafe de potasse.
Camphre. . .