‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 115 sur 591 · Glaucus de Chios inventa la soudure du fer · texte numérisé non relu

Glaucus de Chios inventa la soudure du fer

5. Technique. — La terre cuite et le plâtre servirent très anciennement à faire des statuettes, des modèles. Le bronze, alliage de cuivre et d’étain, était surtout composé et travaillé à Egine, üélos et Corinthe. L 'airain de Corinthe, métal plus précieux que l’or, passait pour avoir été formé, eu 116, lors de l’incendie de cette ville, par la fusion et le mélange d’innombrables statues d’or, d’argent, de bronze, etc. — D’après Pausanias, on ne commença à fondre des statues de bronze en Grèce que vers 546. Les fondeurs savaient donner au métal différentes teintes, dont l’art grec tirait parti. Les figures de bronze se multiplièrent tellement, que Pline en comptait 5000 à Athènes et autant à Olympie et à Delphes : elles sont aujourd’hui fort rares. L’or, l’argent, le fer même, furent employés pour les statues : le plomb servait pour les amulettes, les tessères de spectacles, etc. Les très anciennes statues étaient en bois ; on en fit aussi en bois précieux, surtout en cèdre, à l’époque classique. L’invention du tour est due à Théodore de Samos. — Nous avons conservé d’admirables terres cuites grecques, provenant surtout de Tanagra. (Voy. Kokulé, Terres .cuites de Tanagra [all.l , avec de belles figures.) Elles se trouvent.au iv« siècle, dans les tombeaux de Tanagra, au troisième dans ceux de l’Asie Mineure. Ces figures donnent sur la société grecque du temps de Ménandre les renseignements les plus curieux. (Rayet, Gaz. des Beaux-Arts, sept. 1879.)

G. Micciadès, son fils, Archermos; et les fils de celui-ci, Bupale et Athénis, dont Auguste plaça des œuvres (?) dans le temple d’Apollon Palatin.

7. L’art paraît de très bonne heure en Crète, poste avancé de la Grèce vers l’É^yptc cl la Phénicie (Dédale). °

S. Les trois premières grandes écoles de l’art grec, Sicyone, Corinthe et Argos, sont d oricnncs. L’art dorien maintint sa supériorité jusqu’au jour où l’expression morale cessa d être la qualité préférée en Grèce ; il n’essaya pas alors de lutter contre l’art sensuel de l’Ionie.

rREMIERS PEINTRES.

Parmi leurs élèves, on cite Théoclès, Cléarquc et les deux maîtres de Callion, fondateur de l’école Egi né tiqué Smilis d’Eginc, Bathyclès de Magnésie, auteur du trône d’Apollon d’Amyclée1 orné de bas-reliefs mythologiques, sont contemporains de l’école de Sicyone.

6. Pendant la période qui précède immédiatement l’époque classique (540-460), on compte dans le monde grec cinq^écoles principales : celles de Sicyone, où enseigne Canachus; d ’Ârgos, où Agôladas a pour élèvéOÎyron, Phidias et Polyclète; d'Égine2, où fleurit Callion; enfin d'Athènes 3 et de Rhegium.

7. La peinture n’était guère encore qu’un accessoire de l’architecture et de la céramique. Le Corinthien Ecphante ou lé Sicyonien Craton auraient les premiers employé les couleurs. Des progrès importants furent faits par Cimon de Cléoné, qui donna de l’expression aux têtes et dessina les plis des draperies. En Asie Mineure, Bularchos peignit, vers 650, la ruine de Magnésie, et Mandroclès, ’a Samos, le passage de l’armée perse sur le pont du Bosphore qu’il avait construit lui-mêine. A Thasos, fleurit Aglaophon, père et maître de Polygnote, et en Italie, Damophilos et Gorgasos, qui ornèrent de peintures, en 493,1e temple de Cérès à Rome.

Œuvres conservées ou célèbres4. — Il reste 7 colonnes avec leur archi-

— Théodore, Bathyclès, peut-être Dipoinos et Scyllis, séjournèrent à Sparte : le Spartiate Gitiadès, poète, architecte et sculpteur, y fut sans doute leur élève. Les deux plus célèbres dorions sont Canachus et Agéladas d’Argos. Cf. Beulé, Art grec avant Phidias. — Le lien entre les écoles de Sicyone et d’Argos apparaît dans l’union de Canachus et Ariatoclèsde Sicyone, exécutant en commun avec Agéladas le groupe des trois Grâces (Anth., Il, p. 672.)

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