G8 FRONTONS D’ÉGINE
Iravc d’un temple dorien de Corinthe1; et, dans le même style, le grand temple de Paestum, avec 84 colonnes3. A Samos, Hérodote admirait, comme le plus grand monument qu’il connût, un temple de Junon, de style ionique. Ilarris a retrouvé à Sélinonte, 1823, deux métopes ornées de sculptures très archaïques, aujourd’hui à Païenne5.
2. La glyptothèque de Munich possède une très précieuse statue de ce temps, l’Apollon de Ténéa (près de Corinthe), qui rappelle par sa raideur l’art égyptien. On voit à Athènes un relief du même style, dit le soldai de Marathon 4 : il ornait le sarcophage d’Aristion, un des combattants de cette journée.
3. La période de 540-460 est très bien représentée par les fameuses sculptures du temple de Minerve à Égine5, trouvées en 1811 par plusieurs voyageurs (Bronstedt, Foster, Stackelberg) et achetées 70 000 florins par Louis de Bavière : elles furent restaurées par Thorwaldsenetsont aujourd’hui à Munich. Le sujet est Minerve conduisant au combat les Éacides, héros nationaux d’Égine, contre les Troyens 6. Les figures, qui portent des traces de couleurs et de l’emploi des métaux comme ornements, sont un peu raides, mais d’un dessin correct, avec des articulations saillantes et vigoureuses. Elles formaient deux groupes exactement correspondants.
4. Le tombeau des Harpyes, de Xanthos en Lycie, trouvé par sir Ch.Fellows en 1851, et aujourd’hui au musée Britannique, est une pyramide ornée de figures symbolisant le deuil et l’espérance7. Elles rappellent, comme travail, le bas-relief funéraire de Leucothée, de la villa Albani, où l’on voit une mère (la défunte) jouant avec un enfant qui lui tend les brass.
Polias à Priène ; le Didyméon à Milet; le temple d’Assos ; le mausolée d’Halicarnasse ; le temple de Jupiter à Cyzique ; le théâtre de Mylasa. — Giunde-Giièce et Sicile : Temples de Neptune à Paestum, de Métaponte, d’Éléa ; temples d’Athéné à Syracuse, d’Agrigente, de Sélinonte, d’Égeste, de Gatane.