‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 139 sur 591 · CINQUIÈME PÉRIODE (14G AV. J. C. — 395 AP. J. G · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PÉRIODE (14G AV. J. C. — 395 AP. J. G

l’art gréco-romain.

Architecture et plastique romaines primitives. — Nous devons d’abord faire un retour sur l’art romain, tel qu’il se développa sous l’influence étrusque5,

1. Wieseler, Y Apollon Stroganoff et l'Apollon du Belvédère , 1861. — Ces résultats ne sont acquis que depuis cette date, et quand la statue fut retrouvée à Antium (Porto d’Anzo) en 1495, la main gauche qui manquait fut rétablie avec un tronçon d’arc par Giovanni Monlorsoli, aide de Michel-Ange, dans la pensée fausse qu’Apollon était représenté tuant Python ou les Niobides. Les deux bras sont d’une beauté très contestable.

2. La peinture des Alexandrins nous e?t connue par les fresques de Pompéi, qui en sont des copies libres. Ils ont développé la peinture de paysage, dont Ludius, sous Auguste, fit un genre à part, et la rhyparographie, peinture de la vie domestique. (Voy. Woermann, le Paysage dans l'art ancien [ail.]). — Les rois étrangers bâtissent à Athènes. Antiochus Épiphane y continue le temple de Jupiter Olympien ; Ariobarzane II de Cappadoce reconstruit l’Odéon de Périclès. De la même époque est la Tour des Vents (dite Horloge d’Andronic Cyrrhestes), avec huit belles figures représentant les vents et de curieuses colonnes corinthiennes.

3. Art étrusque. Originalité de l’art romain. — Il est assez difficile de faire la part des influences orientales et grecques. L’art étrusque primitif est peut-être oriental : les scarabées, sphinx, lions, etc., rappellent l’Égypte et l’Asie. A la fin du cinquième siècle, l’imitation de l’art grec prédomine; mais l’artiste étrusque reste lui-même par la minutie de son travail, par son insouciance de l’idéal, parle goût du baroque qui le poursuit. L’art étrusque est surtout connu depuis 1828, époque à laquelle on explora les grandes nécropoles : Micali, Inghcrami, Conestabile, Des Vergers ( l'Étrurie et les Étrusques), Dennis ( Cimetières et Nécropoles de l'Étrurie [angl.]), l’ont étudié dans de beaux ouvrages.

Architecture. — Temples avec des colonnes d’ordre toscan (dégénérescence du dorique grec?); maisons particulières, avec Y atrium (inconnu aux Grecs); surtout des monuments funéraires : ce peuple est préoccupé de la mort. Les chambres sépulcrales sont garnies de lits et ornées de peintures (nécropoles de Tarquiuies, 20U0 tombeaux; de Vulci, Saturnia, Sovana, Toscanella, Caere, Veïes, Clusium, Orvieto).

Sculpture. — Les Étrusques ont excellé dans le travail du bronze et les petites figures peintes (Minerve peinte d’Herculanum. — Cf. Pline, 55, 45, sur la célébrité de leurs artisans). La sculpture étrusque aime les mouvements violents, et Ton a voulu voir dans Michel- \nge, né près d’Arezzo, des traces de cette tendance.

K*cinture. — D’une correction de dessin remarquable ; sa raideur fait penser aux Byzantins. Nous connaissons des fresques étrusques à teintes plates, le plus souvent des scènes funèbres, avec des luttes de démons, des animaux fantastiques, des danseuses, etc. Pline parle de peintures très anciennes à Ardée, Lanuvium et Caere.

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