PEINTURE A ROME
Praxitèle, analogue à la Vénus du Capitole, qui est d’un sentiment plus chaste.
IV. Le Germanicus, de Cléomène le fils, au Louvre, statue d’homme un peu lourde, mais d'un dessin pur et admirablement conservée. Il est vêtu en Ilermcs, dans l’attitude de l’orateur.
V. Le Lutteur Borgiièse, d’Agasias d’Ephôse, trouvé à Antium, aujourd’hui un des ornements du Louvre1. Peut-être contemporain d’Auguste.
VI. L’Apothéose d’Homère, fameux bas-relief signé d’Archélaos de Priône, trouvé à Bovilles avec la Table d'Héraclée (voy. Y Index), aujourd’hui au musée Britannique. Cette composition très importante comprend quatre parties : 1° Le Parnasse (ou l’Olympe) avec Jupiter et l’Aigle; les neuf Muses, et dans la caverne corycienne du Parnasse, Apollon Citharède avec la Pythie; 2° La statue d’un poète (Orphée ou Hésiode), sur un piédestal; 3° Les rangs inférieurs représentent l’Adoration d’Homère par une suite de figures allégoriques dont les noms sont inscrits : l'Iliade, l’Odyssée, l’Univers, le Temps, la Fable, l’Histoire, la Poésie, la Tragédie, la Comédie, laNature,la Vertu, la Mémoire, la Foi, la Sagesse.
VH. Il nous est resté un très grand nombre de bustes et portraits (surtout d'empereurs romains), que Pline distingue en images iconiques (portraits véritables), et statues achilléennes , images de convention, le plus souvent dans une attitude guerrière. Le Vatican et le Louvre sont les deux collections les plus riches en portraits antiques2 3 *. A Madrid, on admire un buste de Cicéron, contemporain du grand orateur, qu’il représente à soixante-quatre ans.